Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

L’écart grandit entre les hauts et les bas salaires, dénonce Unia

logo de 20 Minutes 20 Minutes 12.08.2022 Comm/jba

Les dirigeants d’une quarantaine de grands groupes suisses ont gagné l’an dernier en moyenne 141 fois plus que leurs employés les moins bien payés, selon une étude du syndicat.

Le fossé se creuse entre les bas et les hauts revenus en Suisse, constate le syndicat Unia. © Tamedia Le fossé se creuse entre les bas et les hauts revenus en Suisse, constate le syndicat Unia.

Au sein du groupe Roche, l’employé le moins bien payé devrait travailler 307 ans pour toucher l’équivalent du salaire annuel du PDG Severin Schwan. Le syndicat Unia a publié vendredi les résultats d’une étude sur les écarts salariaux en Suisse. Inspectant les conditions salariales des 43 plus grands groupes suisses (lire encadré), le document conclut que le fossé s’est creusé en 2021.

En moyenne, la personne la mieux payée dans ces entreprises a gagné l’an dernier 141 fois plus que l’employé le moins bien rémunéré. Un an plus tôt, le facteur de multiplication était encore de 136, souligne Unia qui réclame une hausse générale des salaires.

L’écart entre les bas et les hauts revenus en 2021 au sein de 10 grands groupes suisses. © Source: syndicat Unia L’écart entre les bas et les hauts revenus en 2021 au sein de 10 grands groupes suisses.

Le syndicat estime, en résumé, que les bénéfices réalisés par ces entreprises et redistribués aux actionnaires seraient suffisants pour octroyer des hausses de salaires généralisées aux employés.  Dans la moitié des entreprises analysées, souligne Unia, les revenus les plus faibles sont inférieurs à 50’712 francs par an.

«Ces salaires sont donc nettement inférieurs au seuil des bas salaires, qui correspond en Suisse à 53’320 francs», écrit Unia qui démontre qu’en Suisse, les salaires réels (avec prise en compte de l’évolution du pouvoir d’achat) des 10% les plus modestes n’ont augmenté que de 0,5% entre 2016 et 2020, alors que ceux des 10% les plus élevés ont progressé de 4%. Les salaires des grands patrons ont même fait un bond de 12% selon l’étude.

D’après le syndicat, «si l’on souhaite atténuer les inégalités salariales et faire progresser les bas salaires, les augmentations générales sont à court terme le moyen le plus efficace». Dans cette période marquée par l’inflation et une possible hausse notoire des primes d’assurance maladie, «ces augmentations générales deviennent urgentes», conclut Unia.

Publicité
Publicité

Plus de 20 Minutes

image beaconimage beaconimage beacon