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L’Iran condamne l’attaque contre l’aéroport de Bagdad

logo de Le Matin Le Matin 29.01.2022 AFP

Le pays dénonce les tirs de roquettes qui visent à «déstabiliser» son voisin irakien.

Un avion civil a été endommagé lors de l’attaque. © AFP Un avion civil a été endommagé lors de l’attaque.

L’Iran a condamné samedi les tirs de roquettes la veille contre l’aéroport international de Bagdad et qualifié cette opération «d’acte visant à déstabiliser» son voisin irakien. «Ces actions suspectes créent de l’insécurité et des troubles, qui ouvrent la voie aux ennemis et aux insurgés en Irak» a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh.

Durant la nuit, Kuwait Airways a annoncé suspendre ses vols vers l’Irak à la suite de cette attaque. Six roquettes de type Katioucha sont tombées vendredi à l’aube sur des aires de stationnement ou des pistes de l’aéroport international de Bagdad, sans faire de victimes mais endommageant deux avions de ligne vides.

Une série d’attaques

Il s’agit de la dernière d’une série d’attaques généralement imputées par Washington à des factions irakiennes pro-Iran. «Cette attaque est un acte visant à déstabiliser l’Irak», dont «l’Iran a toujours soutenu le maintien de sa sécurité, son développement, son progrès et son intégrité territoriale», a souligné M. Khatibzadeh.

Jamais revendiqués, des tirs de roquettes ou des drones piégés visent régulièrement les intérêts américains et les troupes de la coalition internationale antijihadistes en Irak, où des groupes armés pro-Iran réclament le départ des troupes étrangères stationnées dans trois bases du pays.

Le 9 décembre, l’Irak avait annoncé la «fin de la mission de combat» de la coalition, qui conserve toutefois ses effectifs sur le sol irakien pour poursuivre un rôle de formation et de conseil, avec quelque 2500 militaires américains et un millier de soldats de pays membres de la coalition.

La vague d’attaques s’est intensifiée depuis le début de l’année, alors que l’Iran et plusieurs groupes alliés dans la région ont marqué le deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués par un tir de drone américain en Irak le 3 janvier 2020.

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