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L’Italie, l’outsider qui s’assume

logo de 20 Minutes 20 Minutes 10.06.2021 Valentin Schnorhk

La sélection de Roberto Mancini ouvrira l’Euro contre la Turquie vendredi. Avec des ambitions qui se veulent ascendantes.

Roberto Mancini a donné un élan collectif à l’équipe d’Italie. © AFP Roberto Mancini a donné un élan collectif à l’équipe d’Italie.

L’Italie a choisi de s’assumer, à un jour de son entrée en lice pour l’Euro 2020 contre la Turquie vendredi (21h00). Ce n’est pas que son Euro, mais elle aura la chance de jouer ses trois matches de poule à domicile, à Rome. Tout peut lui prêter à la confiance, si ce n’est son passé récent. Elle qui avait manqué la Coupe du monde 2018, après un barrage perdu contre la Suède, est de retour au premier plan. Alors elle ne dit pas qu’elle est favorite. Elle ne le peut décemment pas, le traumatisme est encore trop important. Mais elle a choisi désormais de mobiliser d’autres arguments pour exister en tant que sérieux outsider.

Le credo de la Nazionale est celui du jeu, du collectif. Basta le catenaccio, basta le fantasista qui doit faire briller à coups d’éclat une équipe résolument penchée vers l’arrière. Le vocabulaire de la sélection de Roberto Mancini, qui a succédé à Giampero Ventura après l’échec de 2017, n’est pas celui-ci. Celui de ses joueurs non plus: «Cette année, nous avons une identité bien précise en ce qui concerne notre approche, a insisté le milieu Manuel Locatelli mercredi. Nous sommes donc prêts à faire face à la difficulté. Nous sommes conscients de nos moyens et nous savons ce que nous devons faire.» Autrement dit, le projet de jeu de cette Italie est abouti et il est validé par une série de vingt-sept matches consécutifs sans défaite.

«La Nazionale du beau jeu»

Cette équipe d’Italie ne dit pas encore jusqu’où elle veut aller, mais elle sait comment le faire. Sur le plan tactique, elle a ainsi la particularité d’être flexible entre les phases avec ballon (à 3 derrière) et sans ballon (en 4-3-3). Une modernité qui sert son développement et qui plaît. Le caractère esthétique est en effet relevé jusque par les observateurs, pas toujours sensibles à ce critère au sud des Alpes. «La Nazionale du beau jeu, un pays qui repart, le retour des tifosi: nous voulons des nuits magiques», titrait ainsi mercredi La Gazzetta dello Sport, le mythique quotidien aux pages roses. Si l’engouement n’est pas encore perceptible dans les rues de Rome, il l’est dans la presse.

Restera encore à le confirmer sur le terrain. Les suiveurs ne se privent en effet pas de rappeler que cette Italie invincible n’a affronté aucune grosse nation dernièrement. Les mauvaises langues diront que le groupe A de cet Euro (avec la Turquie, le Pays de Galles et bien sûr la Suisse) ne changera pas la donne. Mais c’est oublier que cette sélection revient de loin, et qu’elle doit confirmer dans un grand événement le bien que l’on dit d’elle. D’autant plus qu’elle n’a dans ses rangs aucune grande star actuelle, si l’on omet le duo de défenseurs de la Juventus Giorgio Chiellini-Leonardo Bonucci.

Et Marco Verratti, le milieu du Paris Saint-Germain, qui sera absent pour le match d’ouverture de vendredi et qui espère faire son retour pour affronter la Suisse le 16 juin. Ainsi que Lorenzo Pellegrini, le milieu offensif de l’AS Rome, qui a déclaré forfait et a été remplacé par Gaetano Castrovilli (Fiorentina). Les hommes de Petkovic savent déjà qu’ils ont un sacré défi à préparer.

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