Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

La Corée du Nord lève l’obligation du port du masque

logo de Le Matin Le Matin 13.08.2022 AFP

Kim Jong-un, qui a contracté la maladie, a déclaré cette semaine la «victoire éclatante» de la Corée du Nord sur le Covid-19.

La sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, a révélé que le dirigeant nord-coréen avait été lui-même été malade durant l’épidémie et avait «souffert de fortes fièvres». © AFP La sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, a révélé que le dirigeant nord-coréen avait été lui-même été malade durant l’épidémie et avait «souffert de fortes fièvres».

La Corée du Nord a mis fin à l’obligation du port du masque dans la quasi-totalité des lieux ainsi qu’à d’autres restrictions, a annoncé samedi l’agence de presse officielle, quelques jours après que son dirigeant Kim Jong Un a déclaré la «victoire éclatante» sur le Covid.

«La mesure d’obligation du port du masque a été levée dans tous les lieux à l’exception des zones de la ligne de front et des villes et comtés frontaliers, le pays entier étant (sorti de l’épidémie)», a rapporté l’agence de presse officielle KCNA. Les mesures de distanciation sociale ont également été levées dans toutes les régions à l’exception des territoires frontaliers, a ajouté KCNA.

L’annonce est survenue après que Pyongyang a accusé Séoul cette semaine d’avoir causé l’épidémie de Covid-19 dans le pays et menacé «d’éradiquer» les autorités sud-coréennes si nécessaire. Le régime recommande cependant le port du masque aux personnes présentant des symptômes, et demande aux Nord-Coréens de «rester vigilants» face à toute «chose anormale» – semblant se référer aux ballons envoyés depuis le Sud.

«Crime contre l’humanité»

Malgré une interdiction imposée en 2021, des militants sud-coréens continuent d’envoyer des ballons contenant des prospectus et des billets en dollars, soulevant les protestations de Pyongyang. Kim Yo-jong, la sœur du leader nord-coréen Kim Jong-un, a accusé Séoul d’être à l’origine de l’épidémie dans son pays, le virus étant entré, selon la thèse de Pyongyang, à travers le matériel de propagande envoyé depuis le Sud.

Dénonçant un «crime contre l’humanité», la sœur et conseillère de Kim Jong-un a menacé Séoul de «fortes représailles». Kim Yo-jong a également révélé que le dirigeant nord-coréen avait  lui-même été malade durant l’épidémie et avait «souffert de fortes fièvres». Les experts, y compris l’OMS, sont sceptiques sur les statistiques sanitaires de Pyongyang et son contrôle affiché de l’épidémie.

Les hôpitaux du pays sont notoirement sous-équipés, avec peu d’unités de soins intensifs et aucun traitement ou vaccin, même si le média spécialisé sud-coréen NK News a rapporté que le pays aurait reçu des doses de vaccin provenant de Chine. La Corée du Nord a enregistré près de 4,8 millions de «cas de fièvre», selon l’expression employée pour désigner le nombre d’infections, depuis la fin avril, avec seulement 74 décès selon KCNA.

Publicité
Publicité

Mehr Von Le Matin

image beaconimage beaconimage beacon