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Le hêtre, facteur de multiplication des tiques

logo de 20 Minutes 20 Minutes 12.04.2021 lvb

Pionnière en Europe, une étude de l’Université de Neuchâtel révèle que si les hêtres produisent beaucoup de graines, il faudra s’attendre à une prolifération de tiques infectées par la borréliose de Lyme dans les deux ans qui suivent.

Selon les auteurs de cette découverte relative aux tiques celle-ci pourrait bien avoir une portée prédictive. © Pixabay Selon les auteurs de cette découverte relative aux tiques celle-ci pourrait bien avoir une portée prédictive.

L’Université de Neuchâtel a mené une étude sur l’abondance des tiques dans la montagne de Chaumont (NE). Publiés dans la revue scientifique «Parasites and Vectors», les résultats révèlent que si les hêtres produisent beaucoup de graines pendant une année donnée, permettant ainsi de nourrir davantage de rongeurs, il faudra alors s’attendre à une prolifération de tiques infectées par la borréliose de Lyme dans les deux ans qui suivent.

Les chercheurs ont permis de mettre en lumière cette «sinistre chaîne vertueuse», après avoir analysé un ensemble de données récoltées pendant quinze ans, annonce l’établissement lundi, via un communiqué. Selon les auteurs de cette découverte, celle-ci pourrait bien avoir une portée prédictive.

Etude pionnière

«Il s'agit de la première étude en Europe à démontrer que la production de graines par des arbres à feuilles caduques influence la densité des nymphes infectées par Borrelia burgdorferi et donc le risque de borréliose de Lyme», explique Cindy Bregnard, doctorante au Laboratoire d'écologie et d'épidémiologie parasitaires de l’Université de Neuchâtel et auteure de l’article publié dans la revue scientifique.

Le constat est d’autant plus fort en période de flambée de production de graines, un phénomène appelé «masting». Le passage entre une production de graines très basse et le niveau le plus élevé fait pratiquement doubler la densité des nymphes infectées.

Risque de maladies

En sachant que l’incidence de cette infection bactérienne est en constante augmentation en Europe et en Amérique du Nord, le lien entre les hêtres et la maladie constitue une étape d’autant plus importante pour la recherche, soulève l’établissement neuchâtelois.

Bien que l’étude n’ait ciblé que les pathogènes liés à la maladie de Lyme, les chercheurs supposent que l’augmentation de la densité de tiques observée implique aussi une augmentation du risque de contracter d’autres maladies, notamment d’origines virales, comme par exemple l’encéphalite à tiques.

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