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Vers un été plutôt chaud et sec en Suisse romande

logo de Tribune de Genève Tribune de Genève il y a 5 jours Sébastien Galliker

Météo France prévoit une période douce et ensoleillée pour les trois prochains mois. En Suisse romande aussi on peut sourire.

Une anomalie chaude avec une probabilité de 80% semble se dégager pour les trois prochains mois en Suisse romande. © JEAN-PAUL GUINNARD Une anomalie chaude avec une probabilité de 80% semble se dégager pour les trois prochains mois en Suisse romande.

Réjouissante, l’annonce a été reprise par nombre de médias français ces derniers jours. Elle semble pourtant plutôt tenir d’une lapalissade sachant que l’été est en approche. Mais après un mois d’avril frisquet et un début mai maussade, Météo France a dévoilé au «Parisien» que les trois prochains mois s’annoncent au-delà des normales saisonnières. En sera-t-il de même chez nous comme le Bonhomme Hiver zurichois, le Böög, l’a récemment laissé entendre? «Une anomalie chaude semble également se dégager pour la Suisse romande avec une probabilité de 80%. Des conditions normales n’obtiennent que 15% et des conditions fraîches que 5%», répond Olivier Duding, météorologue chez MétéoSuisse.

«Une anomalie chaude semble également se dégager pour la Suisse romande avec une probabilité de 80%.»

Directeur de la météorologie chez MeteoNews, Frédéric Glassey signale que son entreprise compile les tendances saisonnières de plusieurs offices nationaux de météorologie pour proposer un modèle consensuel. «Pour juillet-août, nos simulations laissent présager des températures en hausse de 1,5 degré par rapport à la moyenne. Du côté des précipitations, juillet serait en baisse et août dans la norme», glisse-t-il, tout en rappelant qu’un mois de juillet normal équivaut à une vingtaine de jours de beau temps, mais aussi sept à dix jours avec au moins 1 mm de précipitations.

Aucune promesse

«Météo France ne fait aucune promesse, ils donnent juste un signal plutôt encourageant, alors qu’habituellement, ils ne sont pas très prompts à publier ces simulations», reprend le directeur. Justement, quel crédit donner à des prévisions à trois mois, voire davantage? «Il s’agit d’une tendance. Ainsi, malgré une tendance chaude, il sera toujours possible d’avoir une ou deux semaines fraîches et pluvieuses au sein d’un trimestre. D’ailleurs, malgré un trimestre mai-juin-juillet avec une anomalie chaude projetée, les huit premiers jours du mois de mai connaîtront des températures inférieures à la normale», nuance MétéoSuisse.

«Avec les activités lacustres, les piscines ou les balades à vélo, notre offre de haute saison profiterait de ces prévisions.»

Et de rappeler qu’avec ces tendances, il n’est donc pas possible de connaître les conditions météorologiques d’un moment précis, comme de la deuxième semaine de juillet par exemple. De manière générale, «la qualité des prévisions à long terme pour l’Europe centrale et pour la Suisse reste limitée».

Sourires de mise

Reste qu’à l’heure où l’adoucissement des contraintes liées à la pandémie se profile enfin, ces tendances ont de quoi redonner le sourire. Notamment pour les acteurs touristiques. «Avec les activités lacustres, les piscines ou les balades à vélo, notre offre de haute saison profiterait de ces prévisions. Je signe volontiers pour ce scénario», commente Fabien Mauron, nouveau directeur d’Estavayer/Payerne Tourisme. À la clé, le professionnel voit la possibilité d’attirer les étrangers lors d’un été qui s’annonce déjà riche en touristes locaux.

«Sauf en juin, tous les mois se dessinent avec un excédent de températures, mais ce ne sera pas énorme comme en 2003.»

Avec les activités lacustres (ici la plage de Chevroux) ou les balades à vélo, l’offre touristique broyarde pourrait profiter de ces prévisions. © JEAN-PAUL GUINNARD Avec les activités lacustres (ici la plage de Chevroux) ou les balades à vélo, l’offre touristique broyarde pourrait profiter de ces prévisions.

L’été pourrait-il jouer les prolongations en septembre ou octobre, période où la vie sociale semble pouvoir reprendre avec l’adoucissement des mesures sanitaires? «Pour septembre, la dispersion des scénarios devient importante, ce qui veut dire que la tendance est encore bien incertaine», répond Olivier Duding. Frédéric Glassey reste aussi prudent, mais imagine un mois de septembre positif, puis davantage de précipitations fin octobre. «Sauf en juin, tous les mois se dessinent avec un excédent de températures, mais ce ne sera pas énorme comme en 2003», conclut le météorologue.

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