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L'athlète biélorusse est en "sécurité" à Tokyo, assure le CIO

logo de Keystone-ATSKeystone-ATS 02.08.2021
© KEYSTONE/AP/Petr David Josek

L'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya est en sécurité au Japon, a assuré le CIO, alors que la sprinteuse s'était dite menacée d'un retour forcé dans son pays pour avoir critiqué sa fédération.

"Le CIO et Tokyo 2020 ont parlé hier (dimanche) soir directement avec l'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya", a déclaré le directeur de la communication du CIO Mark Adams.

"Elle nous a assuré qu'elle se sentait en sécurité. Elle a passé la nuit dans un hôtel de l'aéroport" de Tokyo-Haneda et le CIO devait de nouveau s'entretenir avec elle lundi afin de connaître ses intentions et la "soutenir", a ajouté M. Adams.

Plusieurs pays européens ont proposé l'asile à la sprinteuse.

"Les autorités japonaises viennent de nous confirmer que l'athlète Krystsina Tsimanouskaya (24 ans) avait reçu notre offre d'asile," a ainsi déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek sur Twitter.

"Si elle décide de l'accepter, nous ferons au mieux pour l'aider. Les Jeux olympiques n'ont rien à voir avec la politique, les méthodes du régime (du président biélorusse Alexandre) Loukachenko sont absolument honteuses", a-t-il ajouté.

Elan de solidarité

Les autorités polonaises ont également proposé un visa humanitaire à Tsimanouskaya pour qu'elle puisse poursuivre sa carrière dans leur pays, et le Premier ministre slovène Janez Jansa a aussi proposé d'accueillir l'athlète bélarusse.

Krystsina Tsimanouskaya avait affirmé dimanche avoir été forcée à suspendre sa participation aux JO de Tokyo par le sélectionneur de son équipe, avant d'être accompagnée à l'aéroport par des responsables du comité olympique national biélorusse pour rentrer dans son pays.

Quelques jours auparavant, elle avait violemment critiqué la Fédération biélorusse d'athlétisme, en affirmant avoir été forcée à participer au relais 4x400 mètres, alors qu'elle était censée initialement courir le 100 m et le 200 m, car deux autres athlètes n'avaient pas réalisé un nombre suffisant de contrôles antidopage, selon elle.

Krystsina Tsimanouskaya a aussi confié au media en ligne by.tribuna.com avoir "peur" de se retrouver en prison si elle rentrait en Biélorussie.

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