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Allocution présidentielle : Macron continue d’asphyxier la droite

logo de Le Parisien Le Parisien 13/07/2021 Marcelo Wesfreid
Le président Emmanuel Macron lors de son allocution solennelle le 12 juillet. (Capture d'écran) LP/Arnaud Dumontier © ARNAUD DUMONTIER Le président Emmanuel Macron lors de son allocution solennelle le 12 juillet. (Capture d'écran) LP/Arnaud Dumontier

Pousser, encore et toujours. Dans son entreprise de dynamitage de la droite, l’allocution solennelle du 12 juillet marque clairement une nouvelle étape. Par les thèmes, d’abord. Le président a voulu montrer qu’il reprenait le chemin des réformes, malgré la menace sanitaire. « En France on doit toujours mieux gagner sa vie en travaillant qu’en restant chez soi », a-t-il tonné. Avant d’annoncer la remise en orbite de la réforme de l’assurance chômage, le 1er octobre. Une sorte de haro sur l’assistanat… « La priorité de cette sortie de crise » reste le « travail et le mérite », a poursuivi le président.

« Cette notion de travail qui doit rapporter plus que les prestations sociales, ce sont des choses auxquelles on adhère », a reconnu le maire LR de Reims Arnaud Robinet sur Europe 1. Et d’ajouter : « Il faut être objectif, j’ai entendu un président de centre droit ». Le chef de l’État a aussi prôné un âge de départ « plus tardif » à la retraite et la suppression des régimes spéciaux, même si le calendrier de ce chantier sensible est de facto reporté à l’après-présidentielle. Parallèlement, le président a dit et redit son opposition à toute hausse d’impôts.

Montrer les muscles


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Côté valeurs, Emmanuel Macron a entonné une ode à la responsabilité individuelle, en faisant « porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous ». Vaccination obligatoire des soignants, extension massive du pass sanitaire aux bars, restaurants, lieu de loisirs, avion, longs trajets en train : le chef de l’État, parfois taxé de laxiste et de président sans autorité par ses détracteurs de droite et d’extrême droite, a voulu, ce lundi soir, montrer les muscles. Au point que l’opposition de droite a été relativement discrète dans la foulée du discours présidentiel.

Le député LR Éric Ciotti, d’ordinaire sévère envers l’exécutif, a par exemple tenu des propos mesurés : « J’approuve les mesures annoncées par le Président de la République et les juge indispensables mais le relâchement total avant les élections régionales a été encore une fois, une erreur sur fond de considérations politiciennes plutôt que scientifiques », a tweeté l’élu des Alpes-Maritimes.

Faut-il voir dans la coloration de cette allocution la trace des régionales, marquées par un regain des partis traditionnels à commencer par les Républicains ? Dans un sondage pour le JDD, publié dimanche dernier, il apparaît par ailleurs que le socle d’Emmanuel Macron pour la présidentielle s’est déplacé plus à droite. 61 % de ses électeurs potentiels en 2022 se disent désormais de droite… Parmi les thèmes mis en avant par cet électorat : la reprise des réformes. Tiens, tiens…

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