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Fusillades aux Etats-Unis : deux jeunes tueurs au profil différent

logo de Le ParisienLe Parisien 05/08/2019 Émilie Garcia
Le Parisien © AFP Le Parisien

Après les tueries de masse qui ont endeuillé les Etats-Unis ce week-end, Donald Trump a condamné ce lundi l’idéologie raciste du suprémacisme blanc, dont semble se revendiquer le tueur d’El Paso (Texas). Le président des Etats-Unis a insisté sur le rôle néfaste d’Internet pour les « esprits perturbés », sans mettre l’accent sur la lutte contre les armes à feu. L’auteur de la fusillade de Dayton (Ohio) a été abattu sur place. Inculpé pour meurtres, le tireur texan encourt quant à lui la peine capitale.

Patrick Crusius, la thèse de l’extrême droite

- © Fournis par SAS Le Parisien Libéré - /AFP/FBI

Armé d’un fusil d’assaut, Patrick Crusius, 21 ans, a tué 21 personnes (selon un nouveau bilan) et blessé 26 dans un hypermarché Walmart d’El Paso, une ville texane proche du Mexique, avant de se rendre. Les enquêteurs le suspectent d’avoir publié en ligne, 45 minutes avant de débuter le massacre, un manifeste sur 8chan, un site réputé pour son utilisation par l’extrême-droite.

Le tireur y développe des arguments racistes et anti-migrants et parle « d’une invasion hispanique au Texas ». Le jeune homme habitait à plus de 1 000 km d’El Paso, à Allen. Un de ses anciens voisins, Leigh Ann Locascio, décrit au Los Angeles Time une personne « vraiment solitaire, très froide ». Jacob Wilson, un de ses anciens camarades de classe, ajoute que personne ne voulait faire des travaux de groupe avec lui, il était « irritable et avait un caractère explosif ».

Il intègre en 2017 l’université de Collin et y reste jusqu’au printemps dernier. Le site Internet Vice a trouvé son profil sur le réseau professionnel LinkedIn, où il écrit : « Je ne suis pas vraiment motivé à faire plus que le minimum pour me débrouiller. Travailler en général, c’est nul, mais je suppose qu’une carrière dans le développement de logiciel me convient bien. Je passe environ 8 heures chaque jour sur l’ordinateur. » Le garçon solitaire avait un compte Twitter sous le pseudo « outsider609 ». Il y relayait des publications d’extrême droite et des messages de Donald Trump.

Connor Betts, « dépressif et sombre »

- © Fournis par SAS Le Parisien Libéré - /Reuters

Treize heures plus tard, un autre homme de 24 ans abattait 9 personnes, dont sa sœur de 22 ans, et faisait 27 blessés à Dayton dans l’Ohio. Son mobile reste encore inconnu, mais Connor Betts semble avoir prémédité son action. Il était équipé d’un gilet pare-balles et d’un chargeur contenant 100 cartouches. Il a été abattu trente secondes après ouvert le feu par des policiers qui patrouillaient dans le quartier.

CNN qualifie Connor Betts de « dépressif et sombre ». Le média américain a retrouvé certains de ses anciens camarades qui racontent que le tueur avait déjà fait au lycée « une liste de personne à abattre ». Il avait également fait l’inventaire des « filles à violer », inscrivant notamment le nom de celles qui avaient refusé de sortir avec lui. Le lycéen avait été suspendu après la découverte de ces listes. Il avait pu revenir après avoir adressé une lettre d’excuse aux étudiants qu’il visait.

Une fille qu’il avait menacé d’étrangler raconte : « Il savait que ce n’était pas normal. Lui et moi avons longuement parlé du fait qu’il devait se faire aider. » Demoy Howell avait travaillé avec lui dans un fast-food local. Il croyait qu’il s’était calmé : « Je pense que c’est moins un crime haineux qu’un crime du genre Je déteste tout le monde. Mais honnêtement, je me sens plus à l’aise depuis que je sais qu’il ne sera plus là. »

Le site Heavy a retrouvé ce qui semblerait être le compte Twitter de Connor Betts. Fan de Satan, il y déclarait notamment : « Aller en enfer et ne pas en revenir. » Politiquement, il semblait être à l’opposé de Crusius. Dans sa description, il se définit comme « leftist », un homme de gauche, et n’était pas satisfait de l’élection de Donald Trump. Il se serait même positionné contre les armes à feu après la fusillade au lycée de Parkland en Floride causant la mort de 17 personnes : « C’est l’Amérique : il y a des flingues à chaque coin de rue, dans chaque maison, la seule liberté est celle de tuer. » Quelques heures avant de passer à l’acte, il aurait « liké » des publications sur la tuerie qui venait de se dérouler à El Paso.

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