Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Fusillades aux Etats-Unis : Donald Trump s’en prend au «suprémacisme blanc»

logo de Le ParisienLe Parisien 05/08/2019 Le Parisien
Le Parisien © SAUL LOEB/AFP Le Parisien

Au lendemain des deux massacres ayant frappé les Etats-Unis ce week-end dans l’Ohio et au Texas (au moins 30 victimes au total), Donald Trump a surpris par la radicalité de son discours. « Notre nation doit condamner d’une seule voix le racisme, le sectarisme, et le suprémacisme blanc », a-t-il déclaré lundi depuis la Maison Blanche, parlant également de « crimes contre l’humanité ».

Relire la vidéo

À ce stade des investigations, seule la fusillade d’El Paso (Texas) est directement liée à l’idée d’une supériorité de la race blanche. « Pour l’instant, rien n’indique un mobile raciste » dans la tuerie de l’Ohio, a indiqué la police locale.

Cette allocution peut étonner tant le président, reparti en pleine campagne pour un second mandat en 2020, a multiplié ces derniers jours les saillies hostiles aux étrangers et aux minorités. Donald Trump a enjoint par exemple quatre élues démocrates issues des minorités « à partir si elles ne sont pas contentes d’être aux États-Unis », sous-entendu à « rentrer dans leurs pays ».

Le précédent Charlottesville

Cette notion de « suprémacisme blanc », le dirigeant américain avait en tout cas peiné à la dénoncer en décembre 2017 lors de l’attaque de Charlottesville (Virginie). Un jeune extrémiste de 20 ans venait pourtant de foncer sur une foule de contre-manifestants venus s’opposer à un rassemblement de militants de droite radicale. Une personne était morte et 19 avaient été blessés.

VIDEO. Fusillade dans l’Ohio : la police publie des images de vidéosurveillance

Le milliardaire s’était alors contenté de renvoyer « tous les actes de violences, de tous les côtés ». Il avait fallu un communiqué de la Maison blanche pour que soient ciblés explicitement les « suprémacistes blancs, le KKK, les néonazis et tous les groupes extrémistes ».

Pour rappel, avant novembre 2016, le candidat Trump avait pu compter sur le soutien appuyé de l’extrême droite. Certains de ses collaborateurs soutenaient ainsi ouvertement l’idéologie des Suprémacistes blancs. C’était notamment le cas de Steve Bannon, son ancien conseiller spécial à Washington. Depuis son élection, Donald Trump a pris ses distances avec l'« alt-right », même si beaucoup ont jugé que ce virage était de pure façade.

Les armes à feu, pas vraiment le problème selon Trump

Plus prévisible, Donald Trump a également appelé ce lundi à l’exécution « rapide » des auteurs de ces fusillades. « Nous devons arrêter l’idéalisation de la violence dans notre société », a-t-il insisté, estimant qu’il était « trop facile aujourd’hui pour les jeunes en difficulté de s’entourer d’une culture célébrant la violence ».

Le milliardaire républicain a préféré insister sur le rôle néfaste que jouerait selon lui Internet dans la radicalisation de personnes souffrant de troubles mentaux. Il est en revanche restée très flou sur la réglementation autour du port d’armes à feu.

Téléchargez l'application Microsoft News pour Androïd, et soyez ainsi toujours au courant de l'actualité.

Publicité
Publicité

Plus d'info: Le Parisien

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon