Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

L’énergie de la rue : la sélection musicale du « Monde Afrique » #37

logo de Le Monde Le Monde 20/01/2021 Fabien Mollon

Dans leur clip, les Ghanéens d’Alostmen, les Béninois de BIM et les Malawites de Madalitso Band nous emmènent au plus près de leur terrain d’inspiration.

Chaque mercredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, nous vous proposons une immersion dans les rues d’Accra, de Cotonou et de Lilongwe avec trois groupes solidement ancrés dans les réalités de leur pays, mais dont l’énergie rayonne à l’international.

« Fauziah », d’Alostmen (feat. Yaa Pono)

Relire la vidéo

« Nous étions perdus dans la rue », résume Stevo Atambire pour expliquer le nom de son groupe, Alostmen, dont l’album Kologo paraîtra le 29 janvier. Le kologo est un instrument traditionnel du Ghana que Stevo et ses acolytes accordent à des sonorités plus modernes, comme dans le morceau Fauziah, qui raconte l’histoire d’une vendeuse de « lamugin » (une boisson à base de gingembre populaire dans le nord du pays) et voit la participation du rappeur ghanéen Yaa Pono. « Mon peuple écoute attentivement mes paroles, donc je ne chante jamais des choses futiles », assure le leader du groupe.

« Abobo », de BIM

Relire la vidéo

Sept chanteurs et musiciens qui conjuguent le rap et le rock avec la culture vaudoue : c’est le Benin International Musical, « BIM » pour les intimes, dont le single Abobo (« le cri de la victoire »), paru début décembre, annonce la sortie prochaine d’un nouvel album qui viendra couronner une tournée internationale de deux ans et plus de soixante-dix dates dans une vingtaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord. C’est d’ailleurs entre les Etats-Unis et le Bénin qu’a été enregistré ce titre qui se veut « une ode aux valeurs ancestrales et à leur résonance essentielle dans le monde actuel ».

« Ndalakwanji », de Madalitso Band

Relire la vidéo

« Comme nous ne pouvons pas nous offrir d’instruments, nous avons construit les nôtres », disent Yobu Maligwa et Yosefe Kalekeni, qui forment le Madalitso Band. Début décembre, ce duo du Malawi, auteur en 2019 d’un premier album, Wasalala, a fait paraître le single Ndalakwanji, qui signifie « Qu’ai-je mal fait ? » et, sous une apparence de légèreté, décrit une dure réalité : « Les défis sont partout, les prix ont augmenté, la maladie rôde. » Cela n’a pas empêché les deux compères de partir à la conquête de l’Europe, une aventure que résume un mini-documentaire sur YouTube (en anglais).

Amour, drague et sensualité : la sélection musicale du « Monde Afrique » #36
Publicité
Publicité

Plus d'infos : Le Monde

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon