Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

L'Allemagne restitue à l'Alaska des oeuvres pillées au XIXe siècle

logo de Relaxnews (AFP)Relaxnews (AFP) 17/05/2018

L'Allemagne a restitué à l'Etat américain d'Alaska une dizaine d'oeuvres issues du pillage à la fin du XIXe siècle de tombes appartenant à des populations autochtones et qui se trouvaient dans un musée de Berlin.

Les neuf artéfacts funéraires, parmi lesquels les fragments d'un masque de bois et d'un berceau, ont été restitués mercredi à un représentant de la région du Chugach, a indiqué dans un communiqué la Fondation de l'héritage prussien, qui gère les musées de la capitale allemande.

Située dans le sud-ouest de l'Alaska, la région de Chugach a été habitée pendant des milliers d'années par le peuple Sugpiaq, également connu sous le nom de peuple Alutiiq.

Selon la Fondation allemande, les objets, pris dans ce secteur de l'Alaska, avaient été ramenés en Allemagne dans les années 1882-1884 à la demande du Musée Royal d'Ethnologie.

"Tout porte à croire que ces objets proviennent du pillage de tombes et non d'une fouille archéologique" réglementaire, indique la Fondation dans son communiqué.

"Ces objets ont été pris à l'époque dans des tombes sans l'accord des peuples sur place, et donc de façon illégale. Ils n'appartiennent donc pas à nos musées", a déclaré dans un communiqué son président, Hermann Parzinger.

Les musées européens sont actuellement sous pression pour restituer les oeuvres issues de pillages ou obtenues de façon douteuse.

Dans ce contexte, l'Allemagne, qui s'est longtemps concentrée sur l'art pillés par les Juifs pendant la domination nazie d'Adolf Hitler, prend depuis peu conscience de son passé colonial et des oeuvres pillées durant cette période qui s'est achevée après la Première guerre mondiale.

La Fondation du patrimoine culturel prussien a ainsi commencé à s'intéresser aux origines des restes humains, parmi lesquels un millier de crânes, pour la plupart originaires du Rwanda, amenés en Europe à l'époque coloniale dans le cadre de recherches "raciales".

Hermann Parzinger (à gauche), président de la Fondation de l'héritage prussien, qui gère les musées de la capitale allemande, et John Johnson du Chugach Alaska Corporation © Fournis par AFPRelaxNews Hermann Parzinger (à gauche), président de la Fondation de l'héritage prussien, qui gère les musées de la capitale allemande, et John Johnson du Chugach Alaska Corporation
Publicité
Publicité
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon