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Pour Nicola Sirkis, la «vieille France homophobe et raciste» critique la fête de la musique à l'Élysée

logo de Le Figaro Le Figaro 25/06/2018 Le figaro.fr
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Critiqué depuis le 21 juin par plusieurs élus pour le concert jugé trop excentrique donné sur les marches du Palais présidentiel, Emmanuel Macron a trouvé un fervent défenseur en la personne du leader d'Indochine.

Plus qu'un concert. Une photo. Emmanuel et Brigitte Macron posent avec des danseurs de la communauté LGBTQ (ou «vogueurs»), lors de la fête de la musique organisée à l'Élysée. Parmi eux, le DJ Kiddy Smile, qui, vêtu d'un tee-shirt floqué du slogan «immigré, noir et pédé» pour protester contre la loi immigration, a mixé le soir-même dans la cour d'honneur.

Cet exceptionnel concert en plein air devait rendre hommage à la «French Touch» et apporter la reconnaissance de la République à la musique électro. Il a surtout concentré de nombreuses critiques envers le Président, accusé de bousculer trop violemment les traditions, voire de «déshonorer la fonction».

Invité ce dimanche 24 juin par Laurent Delahousse sur France 2 à s'exprimer sur la polémique, Nicola Sirkis n'a pas fait dans la langue de bois. «[Emmanuel Macron] a reçu des artistes noirs, immigrés et homosexuels...», a reconnu le chanteur d'Indochine, visiblement interloqué par cette polémique et relevant une «levée conservatrice» dans tous les pays d'Europe. «C'est une vieille France qui parle comme ça. C'est à la fois homophobe, raciste, et ce n'est pas ça que nous, et une partie de la jeunesse, on a envie d'entendre», a jugé l'artiste de 59 ans, qui a été l'un des rares à réagir publiquement sur le sujet. Avant d'étendre maladroitement le débat sur le navire Aquarius, et sur les conséquences de la colonisation menée par l'Europe dans le monde entier.

figarofr: Emmanuel Macron prend un bain de foule dans la cour d'honneur de l'Elysée, lors de la fête de la musique le 21 juin dernier. © CHRISTOPHE PETIT TESSON/AFP Emmanuel Macron prend un bain de foule dans la cour d'honneur de l'Elysée, lors de la fête de la musique le 21 juin dernier.

«Pas une boîte de nuit et encore moins un strip bar»

Au lendemain de la fête de la musique, plusieurs élus de l'opposition se sont indignés de la soirée qui s'était déroulée rue du Faubourg Saint-Honoré. «Au secours!», a lancé Marine Le Pen. «C'est une insulte au cœur de la France!», a renchéri Philippe de Villiers, aussi choqué que Christine Boutin, pour qui «L'image de la France dans le monde est abîmée».

En question, la mise en scène décomplexée pensée par le DJ et ses danseurs sur les marches du perron de l'Élysée. Là-même où le protocole veut que le chef de l'État accueille les dirigeants étrangers. «Maintenant ça suffit! La présidence de la République n'est pas une boîte de nuit et encore moins un strip bar», a vitupéré Julien Aubert, député LR du Vaucluse en parlant d'un spectacle «complètement déplacé». «Respecter l'Élysée c'est respecter la France et les Français. Ici on en est loin», juge pour sa part Florian Philippot.

«Nos critiques ne portent pas sur les origines ou la sexualité des uns ou des autres. Nous exigeons seulement un respect de la fonction présidentielle et de la solennité de l'Élysée», a répondu quant à elle Valérie Boyer à Christophe Castaner qui, en retweetant la fameuse photo, accusait ses détracteurs de «banaliser des propos racistes & homophobes». Pas sûr qu'elle réussisse à convaincre Nicola Sirkis...

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