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Législatives 2022 : Pour Carole Delga, la Nupes est une « soumission à Jean-Luc Mélenchon »

logo de 20 Minutes 20 Minutes 22/05/2022 20 Minutes avec AFP

La présidente socialiste de la région Occitanie affirme au « JDD » être devenue « la femme à abattre » pour « certains Insoumis »

Carole Delga, lors d'un rassemblement à Toulouse contre le RN, le 21 avril 2022. © J.M. HAEDRICH/SIPA Carole Delga, lors d'un rassemblement à Toulouse contre le RN, le 21 avril 2022. CRITIQUES - La présidente socialiste de la région Occitanie affirme au « JDD » être devenue « la femme à abattre » pour « certains Insoumis »

La guerre est déclarée entre Carole Delga et LFI. La présidente socialiste de la région Occitanie, farouche adversaire de l’alliance Nupes conclue à gauche autour des Insoumis pour les législatives, affirme au Journal du Dimanche être devenue « la femme à abattre » pour le camp de Jean-Luc Mélenchon.

« Les candidats de la Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale) n’ont pas le droit de me contacter. La France insoumise le leur interdit », déclare Carole Delga dans cet entretien. « Pour certains Insoumis, je suis la femme à abattre », ajoute-t-elle, en réaffirmant qu’elle soutiendrait des candidats de gauche en dehors de cet accord LFI-PS-PCF-EELV-Générations qu’elle qualifie de « tripatouillage électoral » et de « soumission à Jean-Luc Mélenchon ».

Elisabeth Borne porte « un projet néolibéral »

« Dans cette Nupes, il y a des désaccords profonds, des omissions majeures ! Les signataires sont divisés sur les questions internationales, énergétiques, économiques, sur l’État de droit et la laïcité. Rien que ça ! C’est un manque de respect pour les Français », fustige-t-elle. L’élue socialiste confirme en outre vouloir de son côté organiser à la rentrée des « états généraux de la gauche » pour « refonder la promesse républicaine par un projet de société juste et durable ».

Interrogée par ailleurs pour savoir si le poste de Première ministre lui avait été proposé, elle répond avoir été « testée » par des proches du président Macron. Mais « ma réponse a été rapide : je ne peux être Première ministre d’un gouvernement de droite ». Si elle reconnaît qu’Elisabeth Borne, choisie pour Matignon, « a un passé à gauche », elle ajoute qu’elle « porte aujourd’hui un projet néolibéral qui va fracturer encore plus ce pays ».

Carole Delga, présidente de Régions de France, indique aussi qu’Elisabeth Borne avait accepté sa demande de recevoir l’ensemble des présidents de région fin juin-début juillet. Elle lui lance donc « un appel : que ce gouvernement mette en place un vrai partenariat avec les élus locaux ».

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