Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Le patron des Républicains Christian Jacob raccroche les gants à l’Assemblée nationale

logo de Liberation Liberation 30/04/2022 Victor Boiteau, AFP
Christian Jacob, élu sans discontinuer depuis 1995, fera ses adieux à l'Assemblée. © Ludovic Marin Christian Jacob, élu sans discontinuer depuis 1995, fera ses adieux à l'Assemblée.

Clap de fin. Le président des Républicains Christian Jacob a annoncé ce vendredi qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de député lors des législatives de juin prochain. Révélée par LCP puis démentie dans la journée à Libération par l’entourage du président du parti, l’information a finalement été confirmée par l’intéressé lui-même à l’AFP. Cette décision, a-t-il expliqué, a été «prise depuis deux ou trois ans». Le chef de file de la droite a précisé qu’il serait tout de même suppléant sur la liste d’Isabelle Périgault, la maire du Plessis-Feu-Aussous, une commune rurale de Seine-et-Marne.

L’ancien maire de Provins avait élu pour la première fois en 1995, dans la foulée de la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle. Un mandat ininterrompu depuis, hormis entre 2002 et 2007, période durant laquelle l’ancien président de la République le nomma plusieurs fois ministre. Fidèle chiraquien, Jacob a également présidé pendant près de neuf ans le groupe UMP (devenu les Républicains en 2015) à l’Assemblée nationale.

«On est soit LR, soit LREM»

Réputé matois, soucieux d’apaiser les tiraillements internes à sa famille politique, l’ancien agriculteur avait été élu en octobre 2019 à la tête du parti, après la déroute aux européennes. Avec une mission en apparence simple : rameuter les militants et éviter que les ténors du parti s’entredéchirent. S’il a été élu pour cinq ans rue de Vaugirard (le siège du parti), Christian Jacob pourrait décider de quitter ce poste après le scrutin de juin, qui s’annonce particulièrement compliqué pour la droite. D’ici là, il compte mener la bataille «avec le soutien de toute l’équipe dirigeante», a-t-il affirmé mardi lors d’une conférence de presse, en citant notamment Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand.

Depuis la réélection d’Emmanuel Macron, les Républicains sont déchirés entre deux lignes. L’une prônant un rapprochement assorti de plus ou moins de conditions à la majorité présidentielle. L’autre défendant coûte que coûte le principe d’indépendance, tant face aux sirènes du macronisme qu’aux appels du pied de l’extrême droite. Mardi, les cadres du parti ont abordé ces questions lors d’un conseil stratégique. A l’issue de cette réunion, une motion a été adoptée pour affirmer que LR «porte sa propre voix», celle d’une «droite indépendante et populaire qui doit exister par elle-même». «Je le répète : on est soit LR, soit LREM. Chacun fait son choix en responsabilité. Cette ligne s’applique à tout le monde», a ainsi appuyé Jacob dans le Figaro, le 26 avril. Pour le patron du parti, les semaines suivantes pourraient se résumer à l’enjeu suivant : éviter une hémorragie trop importante des députés LR tentés par le macronisme. Une tâche qui s’annonce difficile. Ce vendredi, la députée des Alpes-Maritimes Marine Brenier, proche de Christian Estrosi, le maire de Nice et soutien du chef de l’Etat, a décidé de claquer la porte des Républicains. Le prochain sur la liste pourrait être le patron des députés LR à l’Assemblée, Damien Abad.

Publicité
Publicité

Plus d'info : Liberation.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon