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Comment s'organise la traque pour retrouver Redoine Faïd

logo de BFMTV BFMTV 02/07/2018 Jeanne Bulant avec Cécile Danré
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Alors que Redoine Faïd est toujours en cavale 24 heures après son évasion de la prison de Réau, dimanche en Seine-et-Marne, un important dispositif policier est mobilisé en France et à l'international pour tenter de le retrouver. 

La police dans la commune de Gonesse, à proximité de l'hélicoptère abandonné grâce auquel s'est évadé Redoine Faïd dimanche 1er juillet. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP La police dans la commune de Gonesse, à proximité de l'hélicoptère abandonné grâce auquel s'est évadé Redoine Faïd dimanche 1er juillet.

"L'urgence, c'est retrouver ce détenu" a assuré le Premier ministre Edouard Philippe ce lundi matin. Vingt-quatre heures après l'évasion de Redoine Faïd, la traque s'organise. Un dispositif policier de grande ampleur est mobilisé sur tout le territoire national et à l'étranger pour tenter de rattraper le "roi de l'évasion", qui s'était déjà échappé il y a cinq ans d'une prison du nord de la France.

>> Un important dispositif policier

Près de 3000 hommes de nombreux services des forces de l'ordre sont mobilisés pour tenter de retrouver Redoine Faïd. Policiers, gendarmes, police municipale, CRS mais également police aux frontières sont sur le qui-vive et travaillent activement à son interpellation dans les plus brefs délais.

>> Vigilance et filtrage des frontières

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que "des dispositifs coordonnés de contrôle et d'interception [étaient] mis en place, [tenant] compte de la dangerosité du fugitif et de ses possibles complices".

Des barrages filtrants ont donc été mis en place au niveau des péages et des frontières par les forces de l'ordre, rapporte Nicolas Pucheu, porte-parole de l'UNSA-Police en Ile-de-France.

>> Un appel à témoins et une fiche Interpol 

Le plan épervier a été déclenché et un appel à témoins a été diffusé dans toute la France. Il prévient que l'individu est susceptible d'être armé et donc potentiellement dangereux. La police demande par ailleurs aux personnes qui viendraient à le reconnaître de ne pas intervenir seules, de ne pas signaler les positions des forces de l'ordre sur les applications de type Waze ni sur les réseaux sociaux.

Mais Redoine Faïd pouvant tout aussi bien se cacher à l'étranger, une fiche Interpol a été diffusée dans les 190 pays membres.

© BFMTV.com

>> Des écoutes téléphoniques 

La police tente aussi d'éclaircir la question des complices, à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de la maison d'arrêt. De fait, les assaillants venus chercher Redoine Faïd ce dimanche semblaient à la fois renseignés et préparés.

Une enquête est donc menée depuis dimanche par le parquet de Paris. L'ensemble des éléments techniques vont désormais être analysés, pour tenter de savoir si les éventuels complices ont pu laisser des traces ADN dans les différents véhicules qu'ils ont empruntés depuis le début de leur cavale. Le porte-parole de l'Unsa-Police en Ile-de-France a tenu à préciser que des filatures et des écoutes téléphoniques avaient été mises en place par la police judiciaire. 

>> Analyse des éléments matériels et témoignages

L'ensemble des témoins du petit aéroclub ainsi que le pilote de l'hélicoptère pris en otage par Redoine Faïd sont actuellement entendus. Le frère de Redoine, Brahim, qui se trouvait à ses côtés au parloir juste avant l'évasion, est en garde à vue depuis ce dimanche, entendu par la police judiciaire de Versailles. Ses interrogatoires visent à déterminer si ce dernier détenait des informations laissant penser que son frère était sur le point de s'évader de la prison de Réau.

Les enquêteurs tentent également de savoir si Redoine Faïd a pu, directement ou par le biais de ses codétenus, bénéficier d'un téléphone portable pour organiser l'évasion. D'après la ministre de la Justice Nicole Belloubet ce lundi sur notre antenne, "aucun téléphone ni aucun élément qu'il aurait introduit de l’extérieur dans sa cellule" n'aurait encore été retrouvé. Seuls l'hélicoptère ainsi que deux véhicules ayant permis l'évasion ont déjà été retrouvés par la police, ce lundi.

De nombreuses questions se posent sur la sécurité de l'établissement de Seine-et-Marne, pourtant réputé pour être sûr. La ministre de la justice Nicole Belloubet a reconnu, ce lundi, qu'il y avait "peut-être" eu une défaillance au centre pénitentiaire.

La précédente cavale de Redoine Faïd de la prison de Lille-Sequedin en 2013 avait duré six semaines. Ce professionnel du grand banditisme avait été rattrapé en pleine nuit dans un hôtel de Seine-et-Marne.

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