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A Marseille, Jean Castex insiste sur la nécessité de désenclaver les quartiers nord

logo de Paris Match Paris Match 14/12/2021 La Rédaction, avec AFP

Le Premier ministre a insisté mardi sur "la priorité" qui doit être accordée à "la desserte des quartiers nord" populaires de la ville.

© Nicolas TUCAT / AFP

Confirmant l'aide d'un milliard d'euros de l'Etat pour les transports publics marseillais, le Premier ministre Jean Castex a insisté mardi sur "la priorité" qui doit être accordée à "la desserte des quartiers nord" populaires de la ville. "Dans ce protocole, l'Etat vous demande d'accorder une priorité à la desserte des quartiers nord (...), c'est ce sur quoi vous vous engagez dans ce document contractuel", a déclaré le chef du gouvernement, en s'adressant à Martine Vassal, la présidente LR de la métropole Aix-Marseille-Provence, en charge à ce titre de la politique de transports dans la deuxième ville de France.

Mardi matin, dans un entretien à France Bleu Provence, le Premier ministre avait déjà insisté sur la nécessité de prioriser le désenclavement des quartiers nord de Marseille, exprimant clairement la position de l'Etat sur un dossier marqué par de fortes divergences entre la métropole et la ville de Marseille, désormais dirigée par un socialiste, Benoît Payan, après 25 ans de règne des Républicains avec Jean-Claude Gaudin.

"Nous conditionnons nos crédits à la desserte des quartiers nord"

"Nous avons indiqué, par le biais des financements que nous apportons, une priorité pour la desserte des quartiers nord, (...) nous fléchons, nous conditionnons nos crédits à la desserte des quartiers nord, et la présidente de la métropole a donné son accord", avait déclaré Jean Castex.

"Ce n'est pas facile pour des équipes qui pendant 25 ans (...) ont tourné le dos à une partie de la population", a commenté Benoît Payan, au siège de la métropole, après la signature de la convention Etat-métropole sur ce dossier, regrettant que "pendant des années et des années" ait été créée "une frontière plus qu'invisible, terrible, entre les quartiers" nord populaires et sud plus aisés. "Je ne crois pas quelqu'un qui signe le mardi se dédise quelques jours plus tard, je ne peux pas le croire", a ajouté le maire de Marseille, au sujet de Madame Vassal et de la métropole, qui doit adopter jeudi son nouveau Plan de déplacements urbains.

Pour les transports, l'un des volets les plus importants du plan "Marseille en grand" annoncé par le chef de l'Etat début septembre, l'Etat a "consenti un investissement élevé d'un milliard d'euros, dont 256 millions d'euros de subventions, le reste sous forme d'avances remboursables", a rappelé le Premier ministre. Grâce à cet apport, "15 projets structurants" vont être lancés, a commenté Mme Vassal mardi, selon qui la métropole va "passer de 1950 à 2030": "Mais le calendrier aujourd'hui, c'est un calendrier technique, et malheureusement il faut sept ans pour faire une ligne de tramway", a-t-elle prévenu. Marseille dispose d'un des réseaux de transports en commun les plus squelettiques de France, avec seulement deux lignes de métro et trois lignes de tram.

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