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A Ouistreham, la course sur la plage des voitures anciennes révolte les écologistes

logo de Le Parisien Le Parisien 01/09/2021 Bertrand Fizel
Le rassemblement de voitures et de motos d’avant 1947 a été maintenu à Ouistreham (Calvados). 300 véhicules exposés, et près de 120 alignés ce samedi et ce dimanche pour les courses sur la plage. LP/Esteban Pinel © LP/Esteban Pinel Le rassemblement de voitures et de motos d’avant 1947 a été maintenu à Ouistreham (Calvados). 300 véhicules exposés, et près de 120 alignés ce samedi et ce dimanche pour les courses sur la plage. LP/Esteban Pinel

C’est typiquement l’une de ces polémiques qui devraient se multiplier dans les mois et les années qui viennent. La commune de Ouistreham (Calvados) accueillera du 10 au 12 septembre l’un de ses événements phares : la Beach Race. Il s’agit d’un rassemblement de voitures anciennes, au cours duquel seront organisées des courses spectaculaires opposant deux concurrents en ligne droite sur la plage de la station balnéaire.

En tout, 250 véhicules anciens, voitures et motos, sont attendus et pourraient attirer 15 000 spectateurs par jour pendant 3 jours ! Un programme qui agace les élus écologistes de la commune. « C’est une manifestation absolument hors d’âge, qui devrait même être interdite par l’État ! Imaginez la pollution que génèrent non seulement ces voitures mais aussi les déplacements des milliers de spectateurs qui viennent les voir. À un moment où on invite chacun à réduire ses émissions à effet, c’est un message déplorable que l’on fait passer. C’est scandaleux ! », martèle Sophie Börner, conseillère municipale d’opposition (EELV).


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« Faut-il mettre la ville sous cloche ? »

Les arguments font bondir le maire, Romain Bail. « D’abord tout est organisé dans le strict respect des normes sanitaires. Et ensuite, que faut-il ? Mettre notre station balnéaire sous cloche ? Et bien, non ! Il est de ma responsabilité de faire vivre ma ville. Cet événement génère d’importantes retombées économiques non seulement pour les hôtels, restaurants et campings, mais pour l’ensemble du commerce en général. C’est un événement majeur d’après saison, pour notre commune » Les habitants de leur côté semblent tout aussi partagés. « C’est sûr, explique Laurent, 34 ans, que, pour l’environnement, ce n’est pas le meilleur moment pour faire tourner des centaines de moteurs sur une plage… » « Oui, mais dans ce cas, on ne fait plus rien, soupire Charline, 42 ans. Avec cette pandémie, ça fait déjà presque deux ans qu’on est privés de tout. »

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