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Affaire Elodie Kulik: sa demande de libération rejetée, Willy Bardon reste en prison

logo de L'Express L'Express 10/07/2020 lexpress.fr

Willy Bardon, condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire Elodie Kulik, a vu une nouvelle demande de remise en liberté rejetée.

Willy Bardon, à gauche, accusé du viol et du meurtre d'Elodie Kulik en 2002, à son arrivée au palais de justice d'Amiens le 21 novembre 2019 © afp.com/DENIS CHARLET Willy Bardon, à gauche, accusé du viol et du meurtre d'Elodie Kulik en 2002, à son arrivée au palais de justice d'Amiens le 21 novembre 2019

Condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire Kulik, Willy Bardon a vu une nouvelle demande de remise en liberté rejetée vendredi par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Douai dans le Nord, a-t-on appris auprès du parquet général.

LIRE AUSSI >> Affaire Kulik : Willy Bardon sorti de l'hôpital et incarcéré

Le 6 décembre, à l'issue de 13 jours d'audience, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de la Somme pour enlèvement et séquestration suivis de mort et le viol d'Elodie Kulik. Les jurés avaient suivi les réquisitions de l'avocate générale, allant même au-delà en condamnant l'accusé pour viol. Mais ils l'ont acquitté du chef de "meurtre".

Tentative de suicide

A l'annonce du jugement, Willy Bardon avait immédiatement tenté de mettre fin à ses jours, ingurgitant dans la salle d'audience du Témik, un pesticide dangereux. Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans avait été enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry (Somme), à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin dans l'Aisne. Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier.

Si la participation de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont on avait retrouvé l'ADN sur la scène du crime en 2012, est "indéniable", les deux hommes entendus sur l'enregistrement "font forcément partie de ses ravisseurs" et "le seul proche" qui est "reconnu sur la bande" par plusieurs témoins est Willy Bardon, avait déclaré l'avocate générale Anne-Laure Sandretto.

"M. Kulik, je suis innocent, je vous jure je n'y étais pas !", avait lancé Willy Bardon, des larmes dans la voix, après les plaidoiries de ses avocats qui ont fait appel du verdict et ont demandé le dépaysement de l'affaire.


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