Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Angers : trois identitaires condamnés après une expédition punitive

logo de Liberation Liberation 16/06/2021 LIBERATION
La cour d'appel d'Angers, en octobre 2020. © Jean-François Monier La cour d'appel d'Angers, en octobre 2020.

Trois militants d’extrême droite ont été condamnés mercredi après une expédition punitive qui se serait déroulée dans la nuit du 21 au 22 mai dans le centre-ville d’Angers. Ces derniers auraient réagi à un autocollant déposé sur les volets de leur local, l’Alvarium, repères d’identitaires Angevins, rapporte le journal Ouest France.

Dans la nuit du 21 au 22 mai, pour assurer un soi-disant «droit à l’autodéfense», ils auraient passé à tabac sept personnes, lançant d’abord des objets par la fenêtre du premier étage du local avant de descendre dans la rue pour une chasse à l’homme. Des témoins, les caméras de la vidéosurveillance de la Ville ainsi qu’un film pris par une des victimes ont permis de déterminer les rôles des participants à cette agression.

Des figures identitaires locales

Comme le relate Ouest France, on retrouve parmi eux des figures de l’extrême droite violente locale. Notamment celui de François-Aubert Gannat. Fils de l’ancien chef de file du FN à la région Pascal Gannat, qui a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, il est également le frère de Jean-Eudes Gannat, porte-parole de L’Alvarium et candidat aux élections départementales à Segré, une commune située à 40 kilomètres d’Angers.


Vidéo: Procès en appel pour le meurtre d'Elodie Kulik: "Willy Bardon clame son innocence" (avocat) (AFP)

VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

François-Aubert Gannat a écopé d’une peine de huit mois de prison dont cinq mois de sursis probatoire et a été écroué. L’homme avait déjà été condamné 2019 pour des violences sur un policier et provocation à la haine raciale après un déferlement de violences racistes dans le centre-ville d’Angers, dans la nuit du 21 au 22 octobre 2016. Il avait alors écopé de 10 mois de prison avec sursis, assorti d’un travail d’intérêt général de 175 heures. Une mission à laquelle il s’est soustrait, ce qui a conduit, en décembre dernier, la juge d’application des peines à révoquer le sursis.

Du sursis pour les autres

Les deux acolytes de François-Aubert Gannat ont également reconnu leur participation à des violences en réunion suivies d’une incapacité n’excédant pas huit jours. L’un d’eux, âgé de 25 ans, déjà convoqué devant le tribunal correctionnel d’Orléans (Loiret) pour l’agression d’intermittents occupant le théâtre de cette ville, en marge des fêtes Jeanne d’Arc, a accepté une peine de trois mois de prison avec sursis probatoire.

Le troisième, qui gravite toujours autour du local identitaire, s’est plié à une condamnation de cinq mois de prison avec sursis probatoire. Il avait commis des violences sur plusieurs personnes.

Publicité
Publicité

Plus d'info : Liberation.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon