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Biélorussie. Paris, Berlin et Varsovie appellent à une élection « libre et équitable »

logo de Ouest-France Ouest-France 07/08/2020 avec AFP.
La foule assistant à un meeting de la candidate Svetlana Tikhanovskaïa, à Baranovichi, le 2 août 2020. © TATYANA ZENKOVICH / EPA/MAXPPP La foule assistant à un meeting de la candidate Svetlana Tikhanovskaïa, à Baranovichi, le 2 août 2020.

La France, l’Allemagne et la Pologne ont appelé, vendredi 7 août, le président sortant Alexandre Loukachenko à assurer une élection présidentielle « libre et équitable » dimanche en Biélorussie, alors que les craintes de pressions et fraudes se multiplient à la veille du scrutin.

Jean-Yves Le Drian, Heiko Maas et Jacek Czaputowicz : les chefs de la diplomatie de la France, de l’Allemagne et de la Pologne signent un texte commun, ce vendredi, à propos du scrutin présidentielle en Biélorussie. « Nous exhortons les autorités biélorusses à conduire l’élection présidentielle de manière libre et équitable, notamment en assurant une observation indépendante du scrutin par des observateurs locaux », soulignent-ils, disant observer « avec une vive inquiétude les développements en cours ».

Ils déplorent l’absence d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l’Europe. L’OSCE sera pour la première fois absente depuis 2001 pour un scrutin national dans le pays, faute d’avoir reçu une invitation officielle à temps. Les résultats des quatre dernières élections présidentielles n’avaient pas été reconnus équitables par les observateurs de l’OSCE. Ils ont aussi pointé des « informations inquiétantes faisant état d’irrégularités électorales lors du vote anticipé » pour ceux qui ne pourront se rendre aux urnes dimanche.

L’autoritaire Loukachenko face à une opposante inattendue

D’ordinaire jouée d’avance, l’élection s’est muée en défi pour l’autoritaire Alexandre Loukachenko, face à l’émergence d’une opposante inattendue, novice en politique, qui mobilise les foules, une première depuis de longues années. Au pouvoir depuis 1994 dans cette ex-république soviétique coincée entre l’Union européenne et la Russie, le président biélorusse a redoublé d’efforts ces dernières semaines pour enrayer l’essor de Svetlana Tikhanovskaïa, dénonçant un complot avec la complicité du Kremlin pour le faire chuter. Il avait déjà éliminé ses principaux concurrents au printemps et au début de l’été : deux d’entre eux sont incarcérés, un troisième s’est exilé.

Paris, Berlin et Varsovie appellent à « libérer tous les prisonniers détenus pour des motifs politiques, à s’abstenir de toute violence ou de toute activité dirigée contre les droits de l’Homme, y compris les libertés civiques et politiques, et à respecter la volonté du peuple biélorusse ». Les trois ministres mettent aussi en garde contre une nouvelle dégradation des relations entre l’UE et le Bélarus, après « un dialogue difficile mais prometteur » ces dernières années. « Nous sommes préoccupés par le fait que nos réalisations communes ne soient pas remises en cause », ont-ils souligné.

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