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Bruxelles propose un délai supplémentaire à la Hongrie pour examiner son plan de relance

logo de Ouest-France Ouest-France 26/07/2021 avec AFP.
Des drapeaux flottant dans le « quartier européen » de Bruxelles où se trouvent les sièges de plusieurs institutions européennes. Photo d’illustration. © Yves HERMAN/Reuters Des drapeaux flottant dans le « quartier européen » de Bruxelles où se trouvent les sièges de plusieurs institutions européennes. Photo d’illustration.

La Commission européenne a proposé à la Hongrie un délai supplémentaire pour l’examen de son plan de relance de 7,2 milliards d’euros, freiné par des désaccords sur l’État de droit, a annoncé lundi 26 juillet un responsable européen.

« Ce que nous avons proposé aux autorités hongroises, c’est une prolongation jusqu’au 30 septembre 2021 » pour l’examen de son plan de relance de 7,2 milliards d’euros, a déclaré le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, à l’issue d’une visioconférence du lundi 26 juillet 2021 avec les 27 ministres des Finances de l’Union européenne.

Ce délai supplémentaire devra être accepté « par les autorités hongroises elles-mêmes », a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse.

Une décision qui aurait dû tomber le 12 juillet au plus tard

Soumis à Bruxelles le 12 mai, le plan hongrois d’investissements et de réformes qui permet à Budapest de prétendre à 7,2 milliards d’euros de subventions européennes, aurait dû faire l’objet d’une décision de la Commission le 12 juillet, au plus tard, au terme des deux mois d’examen prévus par la procédure.

Mais la Commission réserve toujours sa décision, sur fond de fortes tensions avec Budapest après l’adoption d’une loi hongroise accusée de porter atteinte aux droits des personnes LGBT. Cette loi a été condamnée par la plupart des Vingt-Sept, par une résolution du Parlement à une forte majorité et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, l’a qualifiée de « honte ».

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban présente cette loi comme un instrument de protection des enfants et refuse de la retirer malgré les critiques.

Le refus de valider le plan n’a pas de lien avec la loi LGBT, affirme l’UE

L’UE affirme que son refus de valider le plan de relance n’a pas de lien avec la loi LGBT. Elle justifie l’absence de feu vert à ce stade par un manque de transparence sur la passation des marchés publics, une lutte insuffisante contre la corruption et le manque d’indépendance du système judiciaire. Des griefs déjà formulés de longue date sur lesquels elle juge les réformes hongroises insuffisantes.

La réunion en visioconférence des ministres des Finances de l’UE a par ailleurs approuvé lundi les plans de relance de quatre pays (Croatie, Chypre, Lituanie et Slovénie) qui avaient déjà reçu un feu vert de la Commission. Cela porte à seize le nombre total de pays membres dont les plans de relance ont été définitivement approuvés.

Outre la Hongrie, seule la Pologne a également vu l’instruction de son plan par Bruxelles dépasser le délai prévu de deux mois. Les Pays-Bas et la Bulgarie n’ont pas encore soumis leurs projets.

Ces plans sont financés par un recours à un emprunt commun, une formule inédite, qui incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19. Ils font partie du plan de relance « NextGenerationEU » d’un total de 750 milliards d’euros.

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