Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Condamné, Alain Griset quitte le gouvernement, on vous explique pourquoi

logo de leJDD leJDD 08/12/2021 Gabrielle De Verchère
A la suite de sa condamnation à six mois d'emprisonnement avec sursis et trois d'inéligibilité avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour "déclaration incomplète ou mensongère", le ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, Alain Griset, a annoncé mercredi sa démission du gouvernement. Il sera remplacé par Jean-Baptiste Lemoyne, le ministre délégué chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie. © AFP

A la suite de sa condamnation à six mois d'emprisonnement avec sursis et trois d'inéligibilité avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour "déclaration incomplète ou mensongère", le ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, Alain Griset, a annoncé mercredi sa démission du gouvernement. Il sera remplacé par Jean-Baptiste Lemoyne, le ministre délégué chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie.

Alain Griset, le ministre délégué aux PME, a annoncé mercredi sa démission du gouvernement dans un communiqué. Cette annonce fait suite à sa condamnation à six mois d'emprisonnement avec sursis et trois d'inéligibilité avec sursis par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Emmanuel Macron a décidé de le remplacer par Jean-Baptiste Lemoyne, déjà ministre délégué chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie.

Le parquet avait requis dix à douze mois d'emprisonnement avec sursis et une peine d'inéligibilité de trois ans ferme. Si les juges avaient retenu cette dernière, Alain Griset aurait été automatiquement interdit d'exercer des fonctions publiques. 

Lire aussi - Alain Griset, le porte-parole des artisans, s'installe à Bercy

Le ministre était poursuivi pour la "déclaration incomplète ou mensongère" de sa situation patrimoniale en août 2020, après sa nomination au gouvernement. Il était notamment soupçonné d'avoir volontairement dissimulé à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), l'institution chargée de promouvoir l'exemplarité des responsables publics, la détention d'un plan d'épargne en actions (PEA) d'une valeur de 171.000 euros et des "participations directes" dans plusieurs sociétés comme la Française des Jeux ou Natixis. Une autre somme sur son PEA de 130.000 euros qui appartenait à la Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services (Cnams) du Nord, une organisation qu'Alain Griset dirigeait depuis 1991, était également dans le viseur du tribunal. 


Vidéo: Le ministre Alain Griset condamné à six mois de prison avec sursis pour la déclaration partielle de patrimoine (BFMTV)

VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

Devant le tribunal en septembre, le ministre avait nié toute "malhonnêteté" en plaidant "une maladresse" de son banquier. "A aucun moment je n'ai voulu tricher, voler ou cacher quoi que ce soit. Quand on a la chance d'être ministre, on ne gâche pas cette chance en essayant de dissimuler quelque chose qui était si visible", avait-il dit. 

En déplacement à Vichy, Emmanuel Macron s'est dit "très triste" pour Alain Griset. Jean Castex a quant à lui réagi en saluant "l’esprit de responsabilité qui a fondé cette décision" et en le remerciant "pour le remarquable travail accompli au sein du collectif gouvernemental, en particulier au plus fort de la crise sanitaire". 

Ce retrait s'ajoute à la longue liste de ministres ayant dû démissionner sous le mandat d'Emmanuel Macron à la suite de démêlés judiciaires. Le 20 juin 2017, quelques jours après l'ouverture par le parquet d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés visant le MoDem, Sylvie Goulard, ministre des Armées, quitte le gouvernement, suivi de François Bayrou (Justice) et de Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Fin 2019, le Haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye démissionne également après avoir été mis en cause pour ne pas avoir déclaré plusieurs mandats à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti a lui été mis en examen le 16 juillet 2021 pour "prise illégale d'intérêts" par la Cour de justice de la République.

Alain Griset, qui n'était pas présent au tribunal, fera appel de la condamnation a déclaré son avocat Me Patrick Maisonneuve dès l'annonce du jugement de son client. 

Publicité
Publicité

Plus d'info : Le Journal du Dimanche.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon