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Confinement : à Paris, des rues et des magasins loin d'être désertés

logo de Europe 1 Europe 1 30/10/2020 Pierre Herbulot, à Paris, édité par
Pour le premier jour de ce deuxième confinement national, la vie ne s'est pas arrêtée à Paris, où l'on observe bien davantage de monde que mi-mars. Et l'ouverture de la Fnac, grande enseigne de biens culturels et d'électroménager, n'est pas étrangère à cette relative normalité. © THOMAS COEX / AFP Pour le premier jour de ce deuxième confinement national, la vie ne s'est pas arrêtée à Paris, où l'on observe bien davantage de monde que mi-mars. Et l'ouverture de la Fnac, grande enseigne de biens culturels et d'électroménager, n'est pas étrangère à cette relative normalité.
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Surprise pour les Parisiens, vendredi matin, qui ont mis le nez à la fenêtre au premier jour du deuxième confinement national contre le coronavirus : ils ont pu voir des passants, des voitures et des rues nettement plus animées et fréquentées qu'au printemps. Certes, c'est un peu moins vrai en région. Mais vu du quartier de Montparnasse, par exemple, Paris n'a rien d'une ville morte.

"Du monde", contrairement à mars

Là, il y a le bruit des travaux, les klaxons des voitures et, plus tôt dans la matinée, les flots de travailleurs à la sortie des bouches de métro et de RER. Chantal n'a "pas vraiment" l'impression d'être au premier jour d'un confinement national : "Même dans le train, il y avait du monde", dit cette habitante. Pour elle, il y a une vraie différence avec le premier jour du confinement printanier. "Déjà, je venais en voiture. Là, je n'ai pas osé. Il n'y avait personne sur la route, personne dans les rues. Là, il y a vraiment du monde."

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Chantal n'avait d'ailleurs pas d'attestation de déplacement sur elle, comme de nombreux autres Parisiens rencontrés par Europe 1 vendredi matin. Emmanuel Macron avait parlé de tolérance. Pour le premier jour de ce reconfinement censé faire reculer drastiquement l'épidémie, il semble avoir été pris au mot.

Un lecteur de première nécessité ?

Dans le quartier Montparnasse, à Paris, la Fnac Darty a choisi de ne pas fermer et de braver l'interdit du confinement, comme le révélait Europe 1. Le magasin de produits culturels et d'électroménager continue d'accueillir des clients, ce qui étonne beaucoup les habitants du quartier. Ils ralentissent leur foulée en passant devant l'enseigne et certains s'arrêtent un peu circonspects.

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Parfois, ces habitants poussent la porte du magasin, comme Maria, qui en ressort avec un gros paquet : "Je suis très contente, parce que qu'on s'ennuie déjà à la maison", assure-t-elle. "Je suis contente de venir acheter mon lecteur DVD pour pouvoir regarder des films." Est-ce un besoin de première nécessité ? "Oui, parce que je déprime sinon, ce c'est pas possible." D'autres ressortent avec le nouveau CD de Francis Cabrel ou le dernier Fifa sur PlayStation. Pas sûr, cependant, que la justification passe en cas de contrôles de police.

Recherche de proximité et d'humanité

Martin, lui, a acheté un livre dans cette enseigne en culpabilisant un peu : "Disons que ça rompt l'égalité entre les commerçants, au profit des plus grosses structures", reconnaît-il. "J'en ai profité pour acheter un livre que j'aurais pu acheter en bas de chez moi si la librairie avait été ouverte."

Les petits commerces fermés, la seule alternative à la Fnac Darty reste le site marchand Amazon. Entre la peste et le choléra, Julien a fait son choix pour le groupe français : "C'est quand même un magasin de proximité. C'est comme un lien social important, alors qu'Amazon, il n'y a rien au niveau humanité." De l'humanité, il y en a aussi derrière les rideaux de fer baissés des deux libraires indépendants fermés à 150 mètres de la Fnac. Eux se demandent encore comment ils vont payer leur loyer à la fin du mois.

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