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Confinement : en quoi consiste la "tolérance" accordée ce week-end ?

logo de L'Express L'Express 30/10/2020 lexpress.fr

De nombreux Français s'apprêtent à regagner leur résidence principale après les vacances de la Toussaint. Le gouvernement a annoncé qu'une tolérance serait accordée.

De nombreux Français vont revenir de vacances ce week-end. © AFP De nombreux Français vont revenir de vacances ce week-end.

Il fallait agir vite et tout de suite. Mercredi, Emmanuel Macron a annoncé le retour du confinement en France, et ce, dès jeudi minuit pour éviter que les Français ne profitent du dernier week-end de liberté pour se retrouver et éventuellement accroître le nombre de contaminations. Ce reconfinement intervient également au milieu de la deuxième semaine des vacances de la Toussaint qui avaient débuté le 17 octobre pour les zones A, B et C.

Si les déplacements entre les régions sont interdits depuis jeudi minuit, Emmanuel Macron avait précisé qu'une tolérance serait accordée aux personnes qui regagneraient leur domicile après les vacances de la Toussaint qui prennent fin dimanche. "Vous ne pourrez pas vous déplacer d'une région à l'autre à l'exception des retours des vacances de la Toussaint. Il y aura une tolérance durant ce week-end de retour pour que chacune et chacun puisse revenir de son lieu de vacances, pour que les familles puissent s'organiser", a précisé le chef de l'Etat. 

Tolérance jusqu'au 2 novembre inclus

Le décret du confinement, publié le 29 octobre, précise les conditions de cette tolérance. "Les dispositions de l'article 4", qui interdit tout déplacement de personne hors de son lieu de résidence, "ne font pas obstacle aux déplacements liés à des transferts ou des transits de longue distance de personnes pour rejoindre leur lieu de résidence principale jusqu'au 2 novembre 2020 inclus", avance le décret.

En cas de contrôle, Jean Castex a indiqué jeudi soir, lors de la conférence de presse pour détailler les mesures, qu"il n'y aurait pas trop de formalisme, une simple attestation sur l'honneur suffira pour se déplacer". Vendredi, Gérald Darmanin a à son tour affirmé sur RTL que "les Français qui reviennent de leurs congés ne seront pas sanctionnés".

Preuve de la tolérance accordée par le gouvernement, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a indiqué sur LCI "qu'aucun train ne serait supprimé d'ici dimanche" afin de permettre "aux Français de revenir là où ils habitent". Il a également "demandé à la SNCF et à Air France de communiquer très clairement en disant que l'ensemble des services de transports programmés sont maintenus jusqu'à dimanche inclus." 

De la pédagogie avant les amendes ?

Comme lors du premier confinement, les amendes pour non-présentation de l'attestation de déplacement ne devraient pas être délivrées dès vendredi. Les policiers pourraient faire notamment preuve de pédagogie. "Les dispositifs de contrôle seront en place, mais il y aura beaucoup de pédagogie", a assuré Jean-Baptiste Djebbari sur LCI.

En cas de non-respect du confinement, l'amende s'élève à 135 euros, puis 200 euros en cas de récidive dans les 15 jours. Enfin, si trois infractions sont commises en l'espace de 30 jours, le montant atteint 3 750 euros. Le contrevenant risque alors 6 mois d'emprisonnement. 

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