Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Contrôle de l’alcoolémie : le patron des chasseurs dit « banco »

logo de Le Point Le Point 17/11/2022 Par LePoint.fr
© STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

Pas plus de deux verres avant de prendre le fusil ? Le patron des chasseurs, Willy Schraen, semble en faveur de l'idée. Dans une interview accordée le mercredi 16 novembre au Parisien à l'occasion du procès concernant la mort de Morgan Keane, le président de la Fédération nationale des chasseurs a développé, mercredi 16 novembre : « Un contrôle de l'alcoolémie, avec une limite à 0,5 g/l de sang, facile comme pour les conducteurs, si cela doit sécuriser les gens, je dis banco, faisons-le. » L'objectif pour lui est donc de rassurer les non-chasseurs, et en même temps de se débarrasser de l'image du « bon chasseur et mauvais chasseur », ce mythique sketch des Inconnus.

Le très médiatique patron de la chasse française était monté au créneau lors de la première proposition au Sénat en ce sens. Il s'en explique : « Elle prévoyait qu'aucun alcool ne soit autorisé pendant toute la journée de chasse. Une formulation franchement liberticide. On ne le fait même pas pour la voiture, on le ferait pour la chasse. »

La défense avant tout

Willy Schraen reste fidèle à sa position de premier défenseur de la chasse en égratignant tout de même les opposants de la pratique : « Le monde politique est désormais hostile à la chasse. [?] Les mouvements antispécistes, animalistes, écologistes stigmatisent systématiquement le monde de la corrida, de la pêche, de la chasse, de la ruralité. Je suis désolé de le dire, mais il y a des politiques qui, avant de voter la loi, regardent ce que disent les réseaux sociaux, au lieu de s'en tenir à leur conviction. »

Il en profite pour réaffirmer sa ferme opposition aux jours d'interdiction de chasse : « Si l'on interdisait la chasse le dimanche, il faudrait expliquer au propriétaire [de terrains] qu'il doit céder l'accès à sa forêt ou à ses champs aux promeneurs? On touche au fondamental de la propriété privée. » Avant d'ajouter : « Beaucoup de propriétaires me disent ?je vais dresser des barrières, des barbelés?. Attention, 15 % seulement de la forêt est publique. »

Le patron national des chasseurs juge enfin qu'« on est aujourd'hui dans un cycle de folie totale qui veut couper l'être humain de son héritage sur des millions d'années », classant les chasses traditionnelles comme de l'art.

Publicité
Publicité

Plus de Le Point

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon