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Coronavirus en France : la seconde vague est en train de dépasser la première

logo de Liberation Liberation 13/11/2020 Savinien de Rivet
© Savinien de Rivet

Les hospitalisations sont en train de dépasser les records de la première vague. Les contaminations sont largement disséminées sur l'ensemble du territoire, alors qu'elles se concentraient sur deux régions au printemps dernier.

Plus de 30 000 personnes atteintes du Covid-19 sont actuellement hospitalisées en France, un niveau comparable au pic de la première vague. Petite note d’espoir, la rapidité de progression ralentit depuis une semaine : il y a de moins en moins de nouvelles entrées à l’hôpital chaque jour. Mais l’accroissement reste significatif : au rythme actuel, ce sont chaque jour 500 nouveaux lits d’hôpital qui sont occupés par des patients Covid.

Différence majeure avec la première vague principalement localisée en Ile-de-France et dans le Grand-Est, la seconde est disséminée sur une large partie du territoire. Dans le Grand-Est et l’Ile-de-France, principaux foyers de la première vague, les hospitalisations sont nettement inférieures à leur niveau d’avril. En Ile-de-France, les hospitalisations atteignent la moitié du niveau de la première vague, dans le Grand-Est, encore moins.

Concernant les hospitalisations, les zones les plus touchées par la seconde vague sont Lyon, Marseille, Lille et leurs départements limitrophes. Les hospitalisations y représentent aujourd’hui plus du double de ce qu’elles étaient au printemps.

La partie ouest du territoire est comparativement moins touchée. Dans des villes comme Nantes ou Bordeaux, ou la première vague a été moins violente qu’ailleurs, la seconde vague semble comparable pour l’instant.

Le virus touche cependant la totalité du territoire. Les taux d’incidence tout comme les taux de positivité, avec toutes les précautions qu’il faut prendre avec ce dernier indicateur, sont élevés dans toute la France. Les départements du Finistère et de la Charente-Maritime s’en tirent un peu moins mal que les autres.

Etonnamment, le taux d’incidence à Paris a baissé drastiquement ces derniers temps : il est aujourd’hui inférieur à 300, alors qu’il était supérieur à 600 il y a quinze jours. S’il faut se montrer prudent vis-à-vis des résultats des trois derniers jours, encore non consolidés, la baisse dure depuis maintenant deux semaines. Et s’accompagne d’une baisse des taux de positivité.

En ce qui concerne l’âge des personnes hospitalisées pour coronavirus, la seconde vague ressemble beaucoup à la première : les patients les plus gravement touchés sont toujours les plus âgés, dans des proportions comparables à la première vague.

Ce qui ne signifie pas, bien entendu, que les plus jeunes sont totalement immunisés : ils ont moins de risques de développer une forme grave en cas de contamination, mais sont tout à fait susceptibles de garder des séquelles, et certains d’entre eux sont hospitalisés.

Sur le plan de la mortalité, la seconde vague est pour l’instant en deçà du maximum de la première. Mais il ne faut pas se réjouir trop vite : les hospitalisations précèdent les décès d’environ deux semaines. Avec un confinement moins restrictif qu’au printemps, on peut craindre une mortalité supérieure, à moins que les techniques de soins se soient suffisamment améliorées.

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