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Covid-19 : le pass sanitaire aurait évité 4 000 décès en France, d’après une étude

logo de Liberation Liberation 18/01/2022 Olivier Monod
Contrôle du pass sanitaire à l'entrée d'un cinéma, à Pantin, dimanche. © Myriam Tirler Contrôle du pass sanitaire à l'entrée d'un cinéma, à Pantin, dimanche.

Le pass sanitaire, ça marche. C’est la conclusion d’une «estimation quantitative de l’impact des pass sanitaires en France, Italie et Allemagne sur le taux de vaccination, la santé (nombre d’admissions à l’hôpital et morts) et l’activité économique (PIB)» publiée par le Conseil d’analyse économique, rattaché à Matignon. Le pass sanitaire, soit l’accès à certains lieux soumis à des conditions sanitaires (test négatif ou vaccination), est le sujet de débat récurrent sur son caractère éthique mais aussi sur son efficacité sanitaire.

Pour arriver à leur conclusion, plusieurs chercheurs proposent une modélisation de ce qu’aurait été la dynamique de vaccination sans pass sanitaire dans ces trois pays. Partant de là, ils calculent le nombre de morts dus au Covid-19 et les pertes de PIB évités par le pass sanitaire.

Quels sont leurs résultats ? «Une augmentation du taux de vaccination d’environ 13 points de pourcentage de la population totale en France, de 6,2 points en Allemagne et de 9,7 points en Italie. Environ 4 000 décès évités en France (soit 32% de plus), 1 100 en Allemagne et 1 300 en Italie. Réduction des pertes de PIB d’environ 6 milliards d’euros en France, 1,4 milliard d’euros en Allemagne et 2,1 milliards d’euros en Italie», écrivent-ils.

Un sujet éminemment politique


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Les auteurs, estiment que les différences de résultat entre l’Allemagne et la France s’expliquent par une communication «moins claire», des restrictions d’activités «moins fortes» et une mise en place «moins centralisée». Dans l’Hexagone, le recours aux soins critiques aurait pu être de 45% supérieur à ce qu’il a été fin 2021. On aurait alors approché les 5 000 personnes en réanimation.

Le sujet est bien entendu éminemment politique. Les auteurs – Miquel Oliu-Barton (université Paris-Dauphine, Bruegel), Bary Pradelski (CNRS, Oxford-Man Institute of Quantitative Finance) et Nicolas Woloszko (Organisation de coopération et de développement économiques) – prennent clairement position dans l’article.

«Les pass sanitaires semblent être une alternative attractive et plus inclusive que l’obligation vaccinale, en mettant l’accent sur les bénéfices de se faire vacciner ou tester plutôt que sur des mesures punitives pour ne pas l’avoir fait», écrivent-ils.

Ils déclarent avoir notamment pris conseil auprès d’Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du conseil scientifique sur le Covid-19, de Philippe Aghion, économiste soutien d’Emmanuel Macron en 2017, et de Patrick Artus économiste au sein de la banque Natixis.

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