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Démantèlement d'un réseau de prostitution géré par des légionnaires ou ex-légionnaires

logo de BFMTV BFMTV 25/10/2021 D. R.

Ces six personnes ont été mises en examen pour "traite d'êtres humains en bande organisée, proxénétisme aggravé en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la commission de crimes".

Des membres du 2e régiment d'infanterie de la Légion Étrangère, le 14 juillet 2018. (image d'illustration) © Ludovic Marin / AFP Des membres du 2e régiment d'infanterie de la Légion Étrangère, le 14 juillet 2018. (image d'illustration)

Un réseau de prostitution géré à travers toute la France par des légionnaires ou ex-légionnaires originaires d'Europe de l'Est et basés à Nîmes (Gard) a été démantelé et six personnes mises en examen, selon des informations obtenues lundi auprès du parquet de Marseille.

D'après une autre source de l'AFP, les mis en examen seraient cinq soldats ou anciens soldats, trentenaires pour la plupart, dont deux militaires d'active, et l'épouse de l'un de ces cinq hommes.

Ces six personnes ont été mises en examen pour "traite d'êtres humains en bande organisée, proxénétisme aggravé en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la commission de crimes", a précisé le parquet lundi, confirmant l'information initiale du quotidien régional Midi Libre.

Un vaste réseau de proxénétisme

La juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, qui traite les affaires de grande criminalité, avait ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire le 10 décembre 2020, après l'arrestation le mois précédent par les douanes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) d'une ressortissante ukrainienne en possession d'une importante somme d'argent et d'une grande quantité de préservatifs, a expliqué le parquet.

Cette enquête, confiée à la police judiciaire de Montpellier (Hérault), à la Direction départementale de la sûreté publique de Loire-Atlantique et à l'Office central de lutte contre la traite des êtres humains, avait mis "en lumière un vaste réseau de proxénétisme sur tout le territoire national, géré depuis Nîmes par d'anciens et actuels légionnaires originaires d'Europe de l'Est et basés à Nîmes".

Au moins quarante victimes

La ville, préfecture du Gard, héberge le 2e régiment d'infanterie de la Légion étrangère. Selon le parquet de Marseille, les soldats et ex-soldats mis en examen géraient le réseau de A à Z, depuis "la gestion de l'arrivée des jeunes femmes en provenance d'Europe de l'Est" au "recrutement des standardistes pour la prise des rendez-vous avec les clients" en passant par "la location des lieux de prostitution, la gestion des annonces sur internet" ou encore "les déplacements des victimes et la collecte de l'argent".

Interpellés et placés en garde à vue le 19 octobre, ils ont été mis en examen vendredi et placés en détention provisoire. Ce réseau exploitait au moins une quarantaine de jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans. L'armée de Terre, contactée par l'AFP, a seulement confirmé être informée d'une enquête.

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