Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Drame de Millas: une collégienne du bus affirme que la barrière était baissée

logo de BFMTV BFMTV 16/01/2018 Cécile Ollivier
Relire la vidéo
VIDÉO SUIVANTE
1
Annuler
VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

INFO BFMTV - Une jeune fille de 13 ans, qui était assise au premier rang dans le bus qui a percuté un TER à Millas, le 14 décembre dernier, assure  que la barrière était baissée quand le bus scolaire s'est engagé sur le passage à niveau. 

Un mois après le drame, ses déclarations n'étaient pas encore sorties dans la presse. Une jeune fille de 13 ans qui se trouvait complètement à l'avant du bus, presque à côté de la conductrice, au moment où celui-ci est entré en collision avec un TER à un passage à niveau le 14 décembre à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, est formelle: la barrière était baissée lorsque le bus s'est engagé.

"La barrière était fermée. Le bus l'a poussée"

Cette élève de quatrième a survécu au drame qui a fait six morts parmi les adolescents qui occupaient le bus. "J'ai vu que la barrière était fermée. Le bus l'a poussée. Elle s'est cassée. Le bus a continué à rouler doucement. Le train rouge est arrivé à ce moment. Ensuite, je ne me souviens plus de rien", a-t-elle expliqué.

Son témoignage vient corroborer celui de deux automobilistes qui ont vu le bus forcer le passage à niveau et plier la barrière. Mais la conductrice, elle, martèle dans ses différentes auditions que la barrière était levée.

Distraite et fatiguée?

Sur les lieux du drame, le 16 décembre 2017. © Pascal Pavani - AFP Sur les lieux du drame, le 16 décembre 2017.

Dès lors, une question se pose: quelque chose a-t-il pu distraire la conductrice ce jour-là? Le 14 décembre, jour de l'accident, était la date anniversaire de la mort de son père, huit ans plus tôt. Un décès qui l'a marquée au point qu'elle prenait depuis des médicaments pour dormir. Des traces de somnifères et d'anxiolytiques ont été retrouvées dans ses analyses sanguines.

La fatigue de la conductrice a-t elle pu aussi jouer un rôle dans ce drame? Cette femme de 47 ans travaillait toute la semaine, mais aussi le week-end pour un sous-traitant de son entreprise. Pour arrondir ses fins de mois, elle conduisait des bus de lignes à Perpignan.

Presque aucune ceinture attachée 

Quant aux enfants qu'elle conduisait ce jour-là, un rapport de synthèse mentionne que la quasi totalité d'entre eux n'avaient pas attaché leur ceinture de sécurité. A ce sujet, la conductrice a expliqué qu'à ses débuts, elle vérifiait que les enfants bouclaient leurs ceintures. Puis, qu'elle ne l’a plus fait. Elle a justifié ce choix par le fait qu'elle était nouvelle et n'avait pas beaucoup d’autorité sur eux.

Pour rappel, une directive européenne datant du 9 juillet 2003 rend obligatoire le port de la ceinture de sécurité pour les enfants dans les cars scolaires.Toutefois la législation ne dit pas clairement qui est responsable pour faire appliquer cette règle.

AUSSI SUR MSN : Drame de Millas : les premiers éléments de l'enquête préliminaire dévoilés

Relire la vidéo

Chaque semaine, ne manquez pas le meilleur de l'info!


Publicité
Publicité

Plus d'info: BFMTV

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon