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Emmanuel Macron au JDD : "Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap"

logo de leJDD leJDD 21/11/2020 David Revault d’Allonnes
Emmanuel ­Macron s'exprimera mardi à 20 heures pour évoquer "un allègement progressif des contraintes". Retour sur quatre mois de réunions et de négociations en coulisses. © Sipa

Emmanuel ­Macron s'exprimera mardi à 20 heures pour évoquer "un allègement progressif des contraintes". Retour sur quatre mois de réunions et de négociations en coulisses.

Cette fois, il ne promettra pas le retour des "jours heureux", comme en avril, à l'annonce du déconfinement. Emmanuel ­Macron, qui s'exprimera mardi à 20 heures, n'emploiera même pas ce dernier mot. Ce dont il parlera, c'est d'"un allègement progressif des contraintes", selon l'Élysée, et des perspectives. À court terme : un desserrement des mesures sur les commerces, probablement dès le week-end prochain, et les lieux de culte.

À moyen terme, le chef de l'État évoquera longuement le volet économique. Et, à plus long terme, les données scientifiques (nouveaux tests, vaccins) permettant de se projeter un peu plus loin. "Rien n'est pire que l'incertitude et l'impression d'une morosité sans fin, déclare Macron au JDD. Il faut de la cohérence, de la clarté, un cap. Savoir ensemble où nous allons et comment y aller. C'est difficile, car la pandémie est par essence imprévisible et mondiale. Mais c'est la clé de la confiance, qui elle-même est la clé du succès."

Voilà le discours qu'il s'apprête à tenir aux ­Français, intégrant le suivi des perspectives épidémiques et les avancées scientifiques, mais aussi le retour d'expérience des deniers mois. Une position sur le fil, construite selon une méthode qui s'est progressivement affinée depuis les prémices de la deuxième vague, il y a quatre mois.

Lors du déconfinement, "un sentiment de libération"

Les "jours heureux". En ce mois d'août, ils sont de retour. Le 11 mai, les Français sont sortis de chez eux, après cinquante-cinq jours d'enfermement. À l'air libre. Les indicateurs sanitaires sont au beau fixe, la vie a repris ses droits. L'exécutif, pourtant, veille. Le 11 août, tous les ministres assistent en visioconférence au conseil de défense, depuis la préfecture la plus proche de leurs lieux de vacances respectifs.

"Je veux que l'on monte sur la question des tests", demande Macron, qui anticipe "un problème dans les délais de réalisation et de rendu des résultats". Bien vu, mais guère suivi. Quelques semaines plus tard, le spectacle des files d'attente devant les centres de tests constituera un couac de plus, après l'épisode des masques au printemps.

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Si on n'avait pas laissé les gens respirer cet été, ça aurait explosé

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Jean Castex, l'ancien "Monsieur Déconfinement" installé à Matignon début juillet, et Olivier Véran, eux, continuent de patrouiller sur tous les départs de feux. La Guyane. La Mayenne, où un cluster s'est reconstitué. Et, très vite, Marseille, où les chiffrent montent dangereusement. Dès le 12 août, Véran reçoit une première alerte. Quinze jours plus tard, les bars et restaurants doivent y fermer à 23 heures. La fête n'est pas finie mais, déjà, les lampions commencent à s'éteindre. N'aurait-il pas fallu le faire plus tôt?

"Si on n'avait pas laissé les gens respirer cet été, ça aurait explosé", dit un proche de Macron. Un ministre confirme : "C'était intenable du point de vue de l'opinion. Il y avait un sentiment de libération." Avec le recul, Castex lui-même le concédera en privé, évoquant un relâchement général : "On a déconné, collectivement."

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"Il n'est pas question de déconfiner", rappelle Véran

Lundi dernier, le conseil de défense a constaté "la fatigue et l'irritabilité de plus en plus prégnantes" des Français. Mais s'est conclu sur une note plus optimiste, constatant que "la cinétique épidémique est freinée". Après les bonnes nouvelles sur le front vaccinal, il a été préconisé d'expliquer aux Français comment "mieux vivre avec le virus sur la durée". Ce que Macron fera mardi.

"Il n'y a pas de fatalité, dit-il au JDD. Les crises peuvent être, à la fin, des accélérateurs de progrès. Nous devons être au rendez-vous de l'Histoire. Et la France a tous les atouts pour l'être." Un pas en avant. Mais aussi, un regard en arrière. "Aujourd'hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu'au moment du couvre-feu, rappelle Véran. Il n'est pas question de déconfiner." La position de l'équilibriste, toujours.

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