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Covid-19: En France la situation se stabilise dans les services de réanimation

logo de Liberation Liberation 17/01/2022 LIBERATION
Aulnay-sous-Bois le 12 janvier 2022. Service de réanimation du Dr Santoli de l'hôpital Robert Ballanger. © Albert Facelly Aulnay-sous-Bois le 12 janvier 2022. Service de réanimation du Dr Santoli de l'hôpital Robert Ballanger.
En résumé :

- Après l’adoption samedi du projet de loi controversé transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, des députés notamment insoumis, socialistes, communistes, écologistes mais aussi de droite ont déposé deux saisines au Conseil constitutionnel. Ce qui rend incertaine la date d’entrée en vigueur de ce nouveau dispositif de lutte contre l’épidémie.

- Si une accalmie semble se dessiner dans les services de soins critiques qui reçoivent des malades du Covid, avec 3 852 malades graves hospitalisés dans ces services contre 3 985 mercredi, cette baisse ne s’observe pas, pour l’instant, dans le nombre total de malades hospitalisés (24 544, contre 23 889 mercredi).

La situation en réa se stabilise. Le nombre de patients atteints du Covid hospitalisés en soins critiques est resté stable lundi par rapport aux sept derniers jours selon les derniers chiffres officiels. Les services de réanimation, qui accueillent les cas les plus graves, comptaient lundi 3 913 malades du Covid (dont 355 nouvelles admissions), contre 3 852 la veille et l’avant-veille et 3 904 le lundi précédent. Concernant les hospitalisés, leur nombre total atteint 25 776, dont 2 815 ont été admis lors des dernières 24 heures.

La Grèce met en place les amendes mensuelles pour les non-vaccinés âgés. La Grèce impose, depuis lundi une obligation de la vaccination pour les personnes âgées de plus de 60 ans, alors qu’une récente augmentation des infections entraîne une forte pression sur les hôpitaux. Les personnes âgées qui ne se font pas vacciner s’exposent donc à des sanctions mensuelles. Elles devront payer une amende de 50 euros en le premier mois avant que la somme passe à 100 euros pour les mois suivants. En Grèce, environ deux tiers des 10,7 millions d’habitants sont entièrement vaccinés, alors que la moyenne de l’Union européenne se situant juste au-dessus de 70 %.

Le Canada autorise le médicament de Pfizer. Le ministère canadien de la Santé a annoncé ce lundi qu’il autorisait l’utilisation le Paxlovid. Ce traitement antiviral mis au point par le laboratoire américain pourra être administré aux «adultes atteints d’une forme légère ou modérée de Covid-19 présentant un risque élevé d’évolution vers une maladie grave, notamment un risque d’hospitalisation ou de décès», indique le communiqué canadien. Selon Pfizer, cet inhibiteur de protéase réduirait de 89 % le risque d’hospitalisation ou de décès dans les trois jours suivant l’apparition de symptômes. Pfizer souhaite produire jusqu’à 120 millions de boîtes de ce médicament dans le monde dès 2022.

Le Danemark déconfine ses lieux culturels. Malgré un nombre de cas de Covid record - plus de 26 000 dimanche - le Danemark a rouvert ses institutions culturelles fermées depuis le 19 décembre. Depuis dimanche, les théâtres, les cinémas, les salles de concert peuvent de nouveau accueillir du public, mais avec une jauge de 500 personnes pour tous les événements en intérieur. Les bars et restaurants, eux, doivent fermer à 23 heures. Si ces réouvertures se font malgré un nombre de cas toujours très élevé dans le pays, le nombre de patients hospitalisés en soins intensifs est en diminution.

Retour des restrictions pour les touristes canadiens, australiens et argentins. Les Vingt-Sept ont ouvert la voie lundi à un retour des restrictions de circulation pour les touristes en provenance du Canada, de l’Australie et de l’Argentine, les Etats membres ayant cependant la possibilité d’exempter les voyageurs vaccinés. L’UE avait fermé ses frontières extérieures en mars 2020 pour les voyages non essentiels, et a établi depuis une liste restreinte, régulièrement actualisée, de pays tiers dont les résidents, même non vaccinés, sont autorisés à se rendre en Europe pour des voyages dits non-essentiels. À cause de la flambée du très contagieux variant Omicron, le Conseil européen a entériné le retrait du Canada, de l’Argentine et de l’Australie de cette liste. «Les déplacements non essentiels vers l’UE en provenance des pays ou entités ne figurant pas (sur cette liste) sont soumis à des restrictions temporaires en matière de déplacements», a donc précisé l’institution dans un communiqué.

Retour des masques à Paris. Finies les balades démasquées dans la capitale. Après quelques jours de trêve, la préfecture de police a publié un nouvel arrêté reinstaurant le port du masque en extérieur à Paris. La semaine dernière, le tribunal administratif avait suspendu l’obligation de port du masque dans toute la capitale. Ne sont donc plus concernés que «l’ensemble des situations dans lesquelles le risque que la distanciation sociale d’un mètre entre les personnes risque de ne pas être respectée, et où le port du masque est nécessaire» explique la préfecture de police dans son communiqué. Comprendre les marchés, brocantes, vide-greniers et ventes au déballage, les rassemblements, manifestations, réunions ou activités réunissant 10 personnes ou plus sur la voie publique. Plus d’informations à lire sur notre site.

L’addition très très salée de la politique de tests tous azimuts. Le large accès au dépistage du Covid-19 financé par l’Etat devrait coûter «un peu plus d’un milliard et demi d’euros en janvier», a affirmé lundi le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt, sous l’effet de la vague omicron. «Nous avons dépensé plus d’un milliard d’euros pour les tests au mois de décembre dernier avec 28 millions de tests, et je pense que nous dépenserons un peu plus d’un milliard et demi d’euros au mois de janvier», a indiqué le ministre, interrogé sur l’antenne de Sud Radio Une grande partie des tests de dépistage au Covid-19 sont effectués gratuitement, surtout en cas de statut vaccinal en règle. Ils sont alors financés par la sécurité sociale et font l’objet de compensations par l’État. «Tous les tests n’ont pas le même coût, les antigéniques sont moins chers que les PCR en termes de finances publiques», a également souligné le ministre lundi, précisant : «nous avons toujours dit que les investissements dans le domaine médical, les tests, la vaccination, étaient de bons investissements».


Vidéo: Omicron: bientôt un Européen sur deux touché, selon les prévisions de l'OMS (BFMTV)

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Pas de grand public pour les JO de Chine, mais des invitations de spectateurs. Le comité d’organisation des JO d’hiver de Pékin (du 4 au 20 février) a annoncé ce lundi annuler la vente de tickets au grand public en raison d’une situation épidémique «compliquée», tout en promettant toutefois d’accueillir des spectateurs sur invitation. «Afin de protéger la santé et la sécurité du personnel et des spectateurs […], il a été décidé d’ajuster le plan initial de vente de billets et [à la place] d’organiser la venue de spectateurs sur les sites de compétition», indique un communiqué. Dans le cadre de son imposante «bulle sanitaire» olympique, la Chine avait jusqu’à présent décidé d’interdire la venue des fans étrangers, laissant la possibilité aux seuls supporters chinois d’assister aux compétitions.

Des dynamiques inégales chez nos voisins. Au moment où la France semble avoir atteint un pic de contaminations après plusieurs semaines de flambées inédites causées par omicron, les pays frontaliers vivent des situations épidémiques différentes. Comme d’habitude en avance de plusieurs semaines dans la progression de l’épidémie, le Royaume-Uni enregistre une baisse soutenue des nouveaux cas, avec désormais environ 1 500 positifs détectés en moyenne sur les sept derniers jours par million d’habitants, selon l’Université John Hopkins. A l’inverse, l’Allemagne (800) et l’Italie (3 000) paraissent être encore en phase d’expansion du virus. Si le pic se confirme en France, les contaminations sont toutefois encore très élevées, avec près de 4 400 nouveaux cas en moyenne sur la dernière semaine par million d’habitants.

Une deuxième journée de mobilisations dans les établissements scolaires jeudi. Après la très forte mobilisation du 13 janvier, sept syndicats appellent à une nouvelle journée d’action ce jeudi 20 janvier dans les écoles, les collèges et les lycées, pour demander «des réponses fortes» face au «chaos» engendré par la crise sanitaire et des investissements massifs dans l’éducation. «Les annonces faites par le Premier ministre et le ministre de l’Education nationale ne sont pas suffisantes. Néanmoins, elles ont montré que la grève des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative a un impact fort, et que nous pouvons obtenir satisfaction sur nos revendications», peut-on lire dans le communiqué signé par le Snes-FSU, la CGT Educ’Action, FO, Sud Education, la FCPE, Voix lycéenne, le MNL et la FIDL.

«La lumière au bout du tunnel» au Royaume-Uni ? Envoyé spécial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Covid dans l’archipel, le Dr David Nabarro se montre optimiste en raison du léger reflux de l’épidémie dans l’archipel : «En regardant la situation britannique, on peut penser que la lumière est au bout du tunnel. Même si je pense que ça va être cahoteux avant d’arriver au bout», déclare-t-il ce lundi sur Sky news. Le scientifique de l’OMS ne veut toutefois pas s’emballer trop vite : «Même s’il est possible de commencer à imaginer que la fin de la pandémie n’est pas loin, tout le monde doit se tenir prêt à la possibilité qu’il y ait de nouvelles mutations du virus, ou qu’il y ait d’autres défis, y compris d’autres vagues d’omicron.»

Le procès des attentats du 13 Novembre encore retardé par le Covid. L’audience ne reprendra pas avant le 25 janvier au moins, l’un des accusés ayant été testé positif dans le week-end. Ali El Haddad Asufi, l’un des 11 accusés comparaissant détenus à ce procès, présentait des symptômes à l’audience vendredi et avait été soumis à un autotest dans la soirée, qui s’est révélé positif. Il a également été soumis à un test PCR qui «s’est avéré positif», a indiqué ce lundi matin le président de la cour d’assises spéciale de Paris, Jean-Louis Périès. La situation sanitaire avait déjà perturbé la reprise du procès début janvier, après deux semaines de pause : le principal accusé, Salah Abdeslam, avait contracté le Covid en prison fin décembre et était toujours positif. Une contre-expertise ayant conclu le 10 janvier que Salah Abdeslam était «guéri» et «non contagieux», l’audience avait repris le lendemain avec le début des interrogatoires des accusés.

Les sportifs venant en France devront finalement être vaccinés. Beau virage à 180°. Alors que ministre française des Sports Roxana Maracineanu avait évoqué le 7 janvier la mise en place «d’une bulle sanitaire» permettant aux joueurs non vaccinés de jouer Roland-Garros, tous les sportifs venant en France – y compris professionnels – pour une compétition devront finalement être vaccinés pour entrer dans une enceinte sportive, ont fait savoir ce lundi des sources gouvernementales. Interrogé plus tôt dans la matinée sur BFMTV, Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée, était déjà allé dans ce sens : «Monsieur Djokovic n’a pas vocation à jouer [en France] s’il ne respecte pas une règle qui s’applique aux spectateurs, aux ramasseurs de balles, aux professionnels qui vont travailler et tenir une boutique à Roland-Garros. Il n’est pas question que pour des grands sportifs, on déroge à la règle. La règle s’applique à tous.»

Des restaurateurs ne contrôleront pas le pass vaccinal dans leurs établissements. C’est le vice-président de l’Umih-restauration, Jean Terlon, qui l’affirme ce lundi sur France Info : «Le contrôle d’identité ne sera pas appliqué car, un, il n’est pas obligatoire, et deuxièmement, on n’est pas formés à juger de la validité de ce pass.» Définitivement adopté dimanche soir à l’Assemblée nationale, le pass vaccinal devrait entrer en vigueur «à la fin de la semaine». Mais chez les restaurateurs, ce nouvel outil passe mal. «On a déjà suffisamment de problèmes dans la restauration aujourd’hui», regrette Jean Terlon, qui estime que les contrôles du pass à l’entrée des restaurants causeront des «discussions stériles» avec les clients voire des «conflits».

Chine : les cas quotidiens au plus haut depuis deux ans à trois semaines des JO. Le nombre de cas de Covid-19 en Chine a atteint ce lundi son plus haut niveau depuis mars 2020, alors que Pékin se démène pour éradiquer le variant omicron hautement contagieux à trois semaines des Jeux olympiques d’hiver. Lundi, 223 nouveaux cas ont été signalés en Chine, dont 80 dans la ville portuaire de Tianjin, touchée par le virus, et neuf autres, dont des cas d’omicron, à Canton, dans le sud du pays.

Le groupe Pfizer va investir plus de 520 millions d’euros en France sur cinq ans. C’est une annonce que le DG de Pfizer, Albert Bourla, a faite au Figaro ce lundi : le groupe va investir plus de 520 millions d’euros en France sur cinq ans. Avec deux axes : des millions pour la production de son médicament anti-Covid, Paxlovid, sur son site de Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), pour lequel il renforce ses capacités de production et des investissements dans des biotechs françaises ainsi qu’une augmentation significative de ses essais cliniques avec des patients français. Il a aussi donné à son tour ses prédictions pour le futur de la pandémie : «Nous allons bientôt reprendre une vie normale.»

Pour l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, «le scénario du pire s’éloigne». Une semaine après ses prédictions optimistes sur omicron qui devrait chuter en février, l’épidémiologiste et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet persiste et signe ce lundi matin sur France Inter : «Oui, le scénario du pire s’éloigne, la décrue a commencé, le pic des infections a été passé ces jours-ci au moins en Ile-de-France. Les admissions à l’hôpital devraient atteindre un pic dans la semaine qui vient.» Mais il ajoute : «En revanche, les patients vont rester à l’hôpital, on peut s’attendre à ce que les hôpitaux restent encore très sollicités tout le courant du mois de février.»

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