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Gilets jaunes : un colonel de gendarmerie dénonce des violences policières

logo de leJDD leJDD 08/04/2019 Plana Radenovic
Dans une enquête diffusée lundi sur la chaîne d'information BFMTV, un haut gradé questionne l'action des CRS à Paris le 1er décembre, lors de la troisième journée de mobilisation des Gilets jaunes. © Abaca

Dans une enquête diffusée lundi sur la chaîne d'information BFMTV, un haut gradé questionne l'action des CRS à Paris le 1er décembre, lors de la troisième journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Dans une enquête diffusée lundi sur la chaîne d'information BFMTV, un haut gradé questionne l'action des CRS à Paris le 1er décembre, lors de la troisième journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Une scène de guérilla urbaine dans le quartier des Champs-Élysées. Des cris, des CRS qui rouent de coups les manifestants retranchés à l'intérieur du Burger King. Ces terribles images, au cœur d'un documentaire diffusé lundi sur BFMTV, ont été filmées le samedi 1er décembre 2018, lors de la troisième journée de mobilisation des Gilets jaunes. Les yeux plongés dans la vidéo qui défile sur une tablette tendue par les journalistes, le colonel de gendarmerie Michael Di Meo le reconnaît : "Ce sont des violences policières." 

Une parole forte et inédite, en forme de mea culpa. Qui plus est prononcée par un haut gradé - il commandait ce jour-là les gendarmes mobiles dans la capitale. La voix off nuance : "La section de CRS mise en cause avait fait onze heures de service autour de la place de l'Étoile avant cette intervention dans le fast-food." 

Une déclaration de Castanar à l'origine du documentaire

Quelques instants plus tard, commentant l'action de la BAC et ses interpellations musclées à l'intérieur des cortèges, le colonel Di Meo s'affranchit également de toute langue de bois : "Ce sont des unités qui ont un emploi de la force moins mesuré, moins structuré que ne peuvent l'avoir des unités spécialisées dans le maintien de l'ordre." Intitulée Police, au cœur du chaos, cette enquête d'une heure aligne les images chocs et interroge méticuleusement la stratégie de maintien de l'ordre.

"On ne pensait pas que le mouvement serait encore d'actualité début avril"
 

Ce même 1er décembre, à la suite de la "prise" de l'Arc de Triomphe par des insurgés, Christophe Castaner avait souhaité la réviser en profondeur. Le ministre de l'Intérieur avait promis de mettre fin à un dispositif consistant à diviser les cortèges tout en évitant d'aller au contact avec des individus violents. C'est d'ailleurs cette déclaration qui est à l'origine de ce long format. Natacha Rios et Benoit Sarrade, journalistes pour l'émission Grand Angle, ont souhaité "décrypter, aller plus loin" que le suivi hebdomadaire du mouvement social. 

Après trois mois d'investigations, de recherche d'interlocuteurs qui témoignent parfois anonymement, les deux réalisateurs s'étonnent : "On ne pensait pas que le mouvement serait encore d'actualité début avril." Trois semaines après l'incendie du Fouquet's, le débat sur le maintien de l'ordre reste brûlant. Lundi soir, une discussion est prévue en plateau, après la diffusion du reportage. Des représentants des forces de l'ordre côtoieront des Gilets jaunes. Encore.

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