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Guadeloupe. Information judiciaire ouverte suite au décès d’un homme contrôlé par des gendarmes

logo de Ouest-France Ouest-France 19/01/2021 Ouest France avec AFP
A la suite d'un contrôle de gendarmerie, un homme d'une soixantaine d'années est décédé en Guadeloupe. © Getty Images A la suite d'un contrôle de gendarmerie, un homme d'une soixantaine d'années est décédé en Guadeloupe.

Le décès d’un homme d’une soixantaine d’années, quelques jours après une interpellation musclée réalisée par les gendarmes, a incité le procureur de la République de Basse-Terre à ouvrir une information judiciaire.

Le procureur de Basse-Terre en Guadeloupe a annoncé lundi l’ouverture d’une information judiciaire, après le décès inexpliqué d’un sexagénaire hospitalisé suite à un contrôle de gendarmerie à Deshaies, en novembre 2020.

« Une information judiciaire est ouverte contre X du chef d’homicide involontaire », a indiqué le procureur de Basse-Terre Xavier Sicot à l’issue d’une conférence de presse très attendue, le décès de Claude Jean-Pierre suscitant des interrogations depuis plusieurs semaines en Guadeloupe.

« La justice fait et fera ce qu’il faut pour apporter les réponses en totale transparence » concernant la mort de cet homme, a précisé M. Sicot, alors qu’un collectif a réclamé « la vérité » sur le décès.

« J’ai conscience de la douleur de la famille » dont les interrogations sur les circonstances sont « légitimes » mais « certaines vérités devaient à mon sens être dites », a expliqué M. Sicot.

L’homme est décédé le 3 décembre au CHU de Pointe-à-Pitre, deux semaines après un contrôle routier.

Deux gendarmes avaient contrôlé Claude Jean-Pierre pour « une conduite hésitante », le 21 novembre à Deshaies dans l’ouest de l’île, selon la même source. L’homme « alcoolisé » était sorti du véhicule « en résistant » et s’était retrouvé « au sol, inerte ». Une ambulance avait alors été appelée pour le prendre en charge.

Aucun coup volontaire

La vidéo surveillance de l’interpellation, survenue près de la mairie, montre, « une extraction violente » selon Maître Mariza Bernier, porte-parole du collectif défendant les intérêts de la famille du défunt, qui s’est exprimée dans les médias locaux. Or, « sur cette vidéo on n’a aucun coup volontaire des gendarmes observé » nuance M. Sicot.

Les causes du décès, survenu deux semaines plus tard à l’hôpital, demeurent inconnues : « On a effectivement des investigations en cours, on a une autopsie pratiquée pour essayer de comprendre mais on a probablement besoin de compléter cette autopsie par d’autres éléments », a précisé M. Sicot.

Un magistrat instructeur a été désigné et « a sollicité dans le cadre d’une commission rogatoire les services de la Section de Recherche de Pointe-à-Pitre pour poursuivre ces investigations », explique encore M. Sicot.

Les obsèques du défunt ont eu lieu le 12 janvier, plus d’un mois après son décès.

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