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«Il n’y a aucune loi là-haut»

logo de Liberation Liberation 17/04/2021 Didier Arnaud
Marion Haerty remporte l'étape de Fieberbrunn en Autriche le 23 février 2019. © Fournis par Liberation Marion Haerty remporte l'étape de Fieberbrunn en Autriche le 23 février 2019.

Plus jeune, elle était «inspirée» par les filles qu’elle voyait rider, comme Anne-Flore Marxer ou Leanne Pelosi, championnes des années 90. «Leur vie m’avait l’air géniale.» Elle faisait du ski avec ses parents le week-end et avec l’Ecole du ski français (ESF), mais ce sont les snowboarders qui l’attiraient. Elle a commencé la compétition à 14 ans, apprend à travailler très vite, très tôt, en rythme pour obtenir des résultats, et pense avoir «grandi très vite par rapport à [s] on sport». La jeune femme est brillante. Pour sa seconde année de participation, elle est sacrée championne du monde. Son secret ? «C’est de l’adaptabilité, de la flexibilité. Il faut apprendre à retranscrire son savoir vers d’autres disciplines. Je savais faire des figures, il me manquait la fluidité, trouver des lignes.» Petit à petit, elle réussit à fournir ce qu’attendent les juges au niveau des points, comprend comment bien identifier sa ligne (tracé choisi par le skieur lorsqu’il descend la pente en compétition).

Aujourd’hui, elle reconnaît qu’elle a sacrifié énormément de temps pour son sport, loupé anniversaires et repas de famille, mais elle apprécie pouvoir gérer sa petite entreprise. «Je décide quelle orientation je prends, avec qui je veux travailler, c’est une liberté dans un tout. On ne peut pas se dire : dans trois semaines, je suis libre. Il y aura peut-être de la neige fraîche, une sollicitation d’un sponsor.»

Elle sait «créer sa propre bulle pour atteindre ses objectifs». Elle veut vite oublier cette saison où «on a dû s’entraîner ailleurs, s’adapter, aller en Suisse. C’était compliqué pour nos sponsors». Pour la suite, elle se prépare au pire, reste consciente que «tout peut s’écrouler. Notre contrat peut ne pas être signé à nouveau». En attendant, elle mâchonne son mantra : «C’est toujours autant de plaisir, le snowboard. On est entouré de neige fraîche, de nature. Il n’y a aucune loi là-haut.»

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