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Intrusion dans un secrétariat d'État : cinq «gilets jaunes» fixés sur leur sort ce vendredi

logo de Le Figaro Le Figaro 27/11/2020 www.lefigaro.fr
Le parquet a réclamé des peines allant de 10 mois de prison avec sursis à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis à l'encontre des cinq manifestants. © STRINGER / AFP Le parquet a réclamé des peines allant de 10 mois de prison avec sursis à 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis à l'encontre des cinq manifestants.

«Ce n'est pas moi qui ai été attaqué, c'est la République», avait estimé Benjamin Griveaux le 5 janvier 2019. Un peu plus tôt dans la journée, l'homme politique, alors porte-parole du gouvernement, avait dû être évacué de l'hôtel de Rothelin-Charolais, situé rue de Grenelle (7e arrondissement de Paris). Au cours de l'«acte VIII» des «gilets jaunes», plusieurs protestataires s'étaient emparés d'un transpalette, avaient forcé la porte de son secrétariat d'État puis avaient foncé dans la vitrine d'une agence bancaire.

Près de deux ans plus tard, Jonathan, Kevin, Romain, Sylvie et Thomas sauront ce vendredi s'ils sont reconnus coupables et condamnés pour cette intrusion qui avait fait grand bruit. Après de multiples renvois de leur procès, ils ont comparu les 28 et 29 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir, à des degrés divers, participé à ce débordement : si Romain reconnaît avoir conduit l'engin de chantier, Sylvie affirme par exemple n'avoir fait que filmer.

«Stupide»

À l'audience, chacun avec ses mots, les prévenus ont évoqué «l'effet de foule» et ont assuré regretter les faits. «Quand je revois ça... C'était ridicule. [...] C'est allé trop loin», a notamment réagi Sylvie après le visionnage des vidéos de la scène, selon l'AFP. «Avec le recul, c'est stupide», a quant à lui déclaré Romain. «J'étais galvanisé par tout ce qui se passait autour. Il ne faut pas chercher plus loin. Je ne voulais pas déclarer une guerre à la France.»

C'est à l'encontre du jeune homme de 25 ans que le procureur a requis la peine la plus lourde : 18 mois de prison dont 6 avec sursis. Le représentant du parquet a également réclamé des peines allant de 10 à 18 mois de prison avec sursis pour Jonathan, Kevin, Sylvie et Thomas. Autre demande, très symbolique au vu du contexte des faits qui sont reprochés aux prévenus : l'interdiction de manifester pendant un an.

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