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Islamiste syrien en France : le député LR Guillaume Larrivé demande des explications au gouvernement

logo de leJDD leJDD 09/02/2020 Pascal Ceaux
Interpellé le 29 janvier à Marseille, Majdi ­Mustafa Nema, un ressortissant syrien soupçonné d'avoir appartenu à une organisation islamiste, avait obtenu légalement un visa d'étudiant. © AFP

Interpellé le 29 janvier à Marseille, Majdi ­Mustafa Nema, un ressortissant syrien soupçonné d'avoir appartenu à une organisation islamiste, avait obtenu légalement un visa d'étudiant.

La demande d'explication est ferme et le ton, sans concession. Dans un courrier adressé samedi aux ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères, le député (LR) Guillaume ­Larrivé interpelle Christophe ­Castaner et Jean-Yves Le Drian sur la présence en France de Majdi ­Mustafa Nema. Ce ­ressortissant syrien né en 1988 a été arrêté le 29 janvier à ­Marseille par les gendarmes, ainsi que l'a indiqué Le Parisien. Il est soupçonné d'avoir appartenu dans son pays à une organisation islamiste, Jaych Al-Islam, et d'avoir participé à l'enlèvement et à la disparition d'une célèbre avocate, défenseure des droits de l'homme, et de son mari.

Comment avait-il pu obtenir en toute légalité un visa du consulat de France à Istanbul pour un court séjour d'étudiant? "Il vous appartient de rendre compte précisément des raisons qui ont conduit le gouvernement français à accueillir en France cet individu, au mépris de la sécurité nationale", écrit Guillaume Larrivé dans sa lettre.

Un possible recruteur d'enfants-soldats

Selon le ministère de l'Intérieur, l'explication est simple. Lorsqu'il a déposé sa demande, Nema ne figurait pas sur le fichier des personnes recherchées (FPR). Rien n'empêchait donc que soit donné un avis favorable à un séjour qui devait s'achever ce mois-ci, d'autant qu'il avait rempli un dossier complet en bonne et due forme. Une source proche de l'enquête précise que dès son arrivée à Marseille, où il était enregistré comme étudiant, il avait été inscrit au FPR.

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), qui ­aurait signalé sa présence en France le 10 janvier, le dénonçait comme un possible recruteur d'enfants-soldats. Très actif de 2011 à 2013, il se serait ensuite détaché du groupe islamiste. Il s'était installé en Turquie en 2016, reprenant des études. Écroué en France, il est visé par une enquête du pôle "crimes contre l'humanité" du parquet national antiterroriste.

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Plus d'info : Le Journal du Dimanche.fr

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