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Jean-Luc Mélenchon se voit en "candidat commun"

logo de Paris Match Paris Match 30/08/2020 A.G.

Invité de France Inter, franceinfo et «Le Monde» dimanche, le patron des députés insoumis a explicité sa stratégie pour la présidentielle de 2022.

© Alain ROBERT/SIPA

A moins de deux ans de la prochaine présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ne fait pas de mystère de la stratégie des insoumis. «L'antienne d'après laquelle (...) s'il n'y a pas une candidature commune, il est impossible de gagner, n'est pas vérifiée», a-t-il déclaré dimanche lors d'une émission en partenariat entre France Inter, franceinfo et «Le Monde». «Ce qui importe, ce n'est pas l'unité pour l'unité. Ce qui importe, c'est de proposer des thèmes aux Français qui rassemblent une majorité le député», a déclaré le député. Il estime qu'une coopération est possible avec certains partis de gauche, lors d'élections locales. En revanche, «pour ce qui est des grandes orientations, c'est le peuple français qui doit trancher», a-t-il déclaré, citant notamment la question européenne ou la planification écologique, sujets sur lesquels les désaccords avec les écologistes et les socialistes abondent.

Jean-Luc Mélenchon assume également de tenir un discours moins radical. «Je veux aider à se serrer les coudes, ça ne veut pas dire renoncer à la conflictualité (...) mais toujours chercher des solutions qui nous permettent de sortir tous par le haut», a-t-il déclaré, qualifiant cette approche de «stratégie des causes communes».

«Je me sens une vocation de candidat commun parce que je l'ai déjà été pour les communistes et pour des milliers de socialistes qui ont voté pour moi à l'élection présidentielle», a-t-il encore noté, quelques jours après avoir indiqué que sa décision quant à une troisième candidature à la présidentielle serait prise à l'automne.


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Alors que François Hollande, qui s'est exprimé dans «Ouest France» et sera l'invité du «20 heures» de France 2 dimanche soir, plaide pour un Parti socialiste central à gauche, Jean-Luc Mélenchon a étonnamment volé à son secours. Tout en rappelant ce qui le sépare de l'ancien patron du PS et en dénonçant son bilan de président de la République, Jean-Luc Mélenchon a souligné la légitimité de l'expression de François Hollande. C'est aux socialistes que l'insoumis adresse ses reproches. «C'est pas correct, comme ils le traitent», a-t-il déclaré dimanche. «Je demande au Parti socialiste d'être au clair sur leur bilan politique. Oui ou non ils le désavouent?»

"Je vois avec une certaine émotion cette unanimité"

Jean-Luc Mélenchon a également évoqué l'émotion suscité par une fiction publiée par «Valeurs Actuelles», qui présente la députée insoumise Danièle Obono en esclave. «Les excuses (...) sont extrêmement hypocrites, on voit qu'ils le font contraints et forcés», a-t-il déclaré à propos des messages adressés par la direction de l'hebdomadaire face au tollé suscité par le récit. Toutefois, a noté Jean-Luc Mélenchon, «il y a quelque chose de rassurant dans ce qui s'est passé car maintes fois dans le passé on eu l'impression d'être abandonnés». «Je dois dire que je vois avec une certaine émotion cette unanimité : le président de la République, le président de l'Assemblée nationale... Des gens de tous bords politiques dire : "non, ça c'est trop". (...) Du coup ça doit faire réfléchir tout le monde. Il y a des gens qui nous harcèlent depuis des mois et des mois, Danièle Obono en tête, sur le thème : votre façon de dénoncer le racisme est elle-même raciste», a-t-il souligné.

Le député a assumé d'avoir dénoncé, en même temps que «Valeurs Actuelles», «Charlie Hebdo» et «Marianne». «Je sais bien qu'ils ne sont pas racistes, mais je leur ai dit : "vous êtes les bagagistes, vous passez votre temps à jeter des pierres sur Danièle Obono et après vous vous étonnez que la droite extrême lui jette carrément des boulets. C'est vous qui préparez le terrain!"», a affirmé Jean-Luc Mélenchon, qui avait tweeté vendredi : «"Marianne", "Valeurs Actuelles", "Charlie" : ça suffit le harcèlement nauséabond contre [Danièle Obono].» «Charlie Hebdo» avait répondu : «En jetant dans le même panier la revue d’extrême-droite "Valeurs Actuelles", "Marianne" et "Charlie", vous franchissez un pas de plus dans la compromission odieuse en vous alignant sur la frange la moins républicaine de ce foutoir idéologique qu’est LFI».

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