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Jugement attendu pour Nicolas Sarkozy dans l'affaire des "écoutes"

logo de Reuters Reuters 01/03/2021

FRANCE-SARKOZY-PROCES:Jugement attendu pour Nicolas Sarkozy dans l'affaire des "écoutes"

JUGEMENT ATTENDU POUR NICOLAS SARKOZY DANS L'AFFAIRE DES "ÉCOUTES" © Reuters/BENOIT TESSIER JUGEMENT ATTENDU POUR NICOLAS SARKOZY DANS L'AFFAIRE DES "ÉCOUTES"

PARIS (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Paris rend son délibéré ce lundi dans le procès des "écoutes", une affaire de corruption et de trafic d'influence pour laquelle le parquet national financier (PNF) a requis quatre ans de prison, dont deux avec sursis, contre l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Le PNF accuse Nicolas Sarkozy d'avoir promis d'aider un ancien magistrat, Gilbert Azibert, à obtenir un poste à Monaco en échange d'informations confidentielles au sujet d'une enquête sur des soupçons de versements illégaux qu'il aurait reçus de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, pour le financement de sa campagne électorale de 2007.

Dénonçant un "pacte de corruption", le parquet s'est appuyé sur des échanges téléphoniques entre l'ancien chef de l'Etat et son avocat, Thierry Herzog, par le biais d'une ligne téléphonique enregistrée au nom de Paul Bismuth.

Nicolas Sarkozy a clamé son innocence pendant le procès, et celui de ses deux coprévenus, qui s'est tenu en décembre. "Je n'ai jamais commis le moindre acte de corruption. Jamais", a-t-il dit devant la justice.

Gilbert Azibert n'a pas obtenu le poste qu'il convoitait à Monaco et une procédure de la cour de cassation sur laquelle l'ancien président aurait voulu influer, en faisant annuler la saisie par la justice de ses agendas présidentiels, ne s'est pas conclue en sa faveur. Son avocat a donc plaidé la relaxe.

S'il devait être reconnu coupable, Nicolas Sarkozy serait le premier président de la Ve République à être condamné à une peine de prison ferme. Il aurait dix jours pour faire appel, sans mandat de dépôt.

Nicolas Sarkozy comparaîtra de nouveau devant la justice dès le 17 mars, cette fois dans l'affaire Bygmalion, pour des soupçons de financement illégal de sa campagne en 2012.

(Tangi Salaün, édité par Jean-Michel Bélot)

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