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La dose de rappel obligatoire pour le passe sanitaire ? «Une piste qui fait son chemin», prévient Attal

logo de Le Parisien Le Parisien 20/10/2021 Nicolas Berrod
Le porte-parole du gouvernement a tenu son traditionnel point presse à l'issue du Conseil des ministres. AFP/Thomas Samson © THOMAS SAMSON Le porte-parole du gouvernement a tenu son traditionnel point presse à l'issue du Conseil des ministres. AFP/Thomas Samson

Comme le passe sanitaire obligatoire pour aller au restaurant ou au café, le gouvernement finira-t-il par changer d’avis concernant la dose de rappel de vaccin anti-Covid ? La recevoir pourrait finir par devenir indispensable si l’on veut conserver son précieux sésame, a (une nouvelle fois) mis en garde Gabriel Attal ce mercredi, à la sortie du Conseil des ministres. « C’est une piste qui fait son chemin, sans qu’aucune décision ne soit prise à ce stade », a-t-il indiqué.

Le gouvernement souhaite se garder la possibilité d’imposer le passe sanitaire dans tout ou partie du territoire jusqu’au 31 juillet prochain, selon le projet de loi actuellement débattu au Parlement. Mais depuis plusieurs jours, se pose la question de savoir si la dose de rappel finira par être nécessaire dans le cadre d’un « schéma vaccinal complet », nécessaire pour disposer du passe sanitaire (c’est aussi possible en présentant un test négatif ou si on a eu le Covid entre 6 mois et 11 jours plus tôt).

Le débat est d’autant plus d’actualité que les prémices d’une reprise épidémique se font ressentir. Le taux d’incidence a augmenté de 11 % en une semaine (avant d’être perturbé par la fin du remboursement des tests pour les non vaccinés - sauf exceptions), tandis que les nombres d’hospitalisations et d’admissions en soins critiques de patients diagnostiqués Covid-19 sont stables voire en très légère hausse ces derniers jours.

« Nous voyons les prémices d’un léger rebond » mais « il n’y a pas lieu de s’affoler » grâce à la couverture vaccinale élevée, a indiqué Gabriel Attal, jugeant « avoir eu raison de ne pas se précipiter » pour lever les restrictions. Le passe sanitaire devrait, dans un premier temps, rester en place après le 15 novembre, la date butoir initiale.


Vidéo: «Il n'y a pas d'obligation du rappel vaccinal», précise Gabriel Attal (Le Figaro)

«Il n'y a pas d'obligation du rappel vaccinal», précise Gabriel Attal
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Couverture vaccinale de rappel de 34 %

La couverture vaccinale très élevée devrait nous protéger d’une véritable « vague » épidémique, du moins aussi forte que les précédentes. Mais de plus en plus d’études concordent pour montrer que l’efficacité des vaccins diminue au fil des mois, surtout contre l’infection (elle pourrait rester très élevée contre les formes graves au moins 4 ou 5 mois après la dernière injection).

D’où l’importance des doses de rappel. Pour l’heure, seules les personnes âgées d’au moins 65 ans, celles souffrant de comorbidités, et les soignants sont appelés à en recevoir une (le plus souvent, il s’agit d’une troisième dose). Ce qui représente près de 20 millions de personnes, dont plus de 5 millions qui sont éligibles aujourd’hui car elles ont été vaccinées il y a au moins une dose. Mais seules 34 % d’entre elles ont reçu une injection supplémentaire, a indiqué le ministère de la Santé hier. Insuffisant, assène le gouvernement. Comme il l’a déjà souvent fait, Gabriel Attal a lancé un « appel au rappel ».

À moyen terme, la Haute autorité de santé (HAS) a jugé « probable » que tous les adultes soient appelés à recevoir une dose de rappel. Le Conseil scientifique devrait de son côté être sollicité pour avis sur ce sujet de la dose de rappel obligatoire pour garder le passe sanitaire.

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