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Le restaurant éphémère Fabula s’installe au musée Carnavalet

logo de Liberation Liberation 14/05/2022 Kim Hullot-Guiot

La première fois que Libération a écrit «restaurant éphémère», c’était en 2001. La marque d’eau gazeuse italienne Ferrarelle avait monté, dans le quartier du Marais à Paris (IVe arrondissement), une opération promotionnelle alors peu habituelle, en ouvrant pour trois semaines seulement une espèce de grand restaurant à concept dans le chic hôtel de Bondeville. Si à l’époque, seuls quelques happy few avaient eu accès à cette curiosité, une vingtaine d’années plus tard, les restaurants éphémères n’ont plus rien de mystérieux et se sont largement démocratisés. Aidée par la diffusion facilitée des photos de plats alléchants sur Instagram, comme par l’émergence sous les spotlights – notamment télévisés – de jeunes chefs cool, cette tendance s’inscrit pleinement dans le mouvement d’«événementialisation» du monde de la food – il n’y a qu’à voir se multiplier comme des petits pains les agences d’événementiel spécialisées dans le secteur culinaire.

De jeunes chefs, d’ailleurs, se font désormais nomades : au lieu d’ouvrir leur établissement, ils multiplient les collaborations temporaires, à l’image de Mohamed Cheikh, gagnant de la saison 12 de Top Chef, qui a tenu l’été la table éphémère du Jardin des Plantes, Manzili. La même année, sa camarade de télécrochet gastronomique, Chloé Charles, était pour sa part aux commandes du resto d’été du Musée Carnavalet. Tandis que Sarah Mainguy, battue par Cheikh en finale, pilotait pour quelques semaines Le Grand Vacarme, dans le Xe arrondissement. Ces dernières années, on pourrait aussi lister les tables temporaires de Julien Sebbag aux Galeries Lafayette (Créatures) ou au musée d’Art Moderne (Forest), le repas bluffant autour des abats servis un temps au Perchoir par Adrien Cachot – qui cède la place ces jours-ci à Manon Fleury, on vous en reparlera…

A la carte du Fabula, nouveau restaurant éphémère du musée Carnavalet, les propositions sont autant viandardes, marines que végétales. © Fournis par Liberation A la carte du Fabula, nouveau restaurant éphémère du musée Carnavalet, les propositions sont autant viandardes, marines que végétales.

Récemment, on a assisté au dîner d’ouverture de Fabula, nouveau resto éphémère du musée Carnavalet, emmené jusqu’en octobre par Thibaut Spiwack – que l’on a aussi pu voir dans Top Chef et qui est déjà à la tête d’Anona (XVIIe), un restaurant plus classique. Et c’est plutôt une réussite, surtout quand on sait que rien ne peut être cuisiné sur place, notamment pour les raisons de sécurité incendie que l’on imagine bien. Passez outre les vins au verre, pas très intéressants, pour privilégier une bouteille, par exemple de l’excellent chenin de Loire Le Buisson. Côté carte, les propositions sont autant viandardes, marines que végétales. Nos coups de cœur : le gravlax de bœuf normand au cognac, moules curcuma et cidre, servi avec une purée de brocoli au raifort, très réussi, le ceviche de maigre sauvage de Méditerranée, leche de tigre, pêche, estragon, et courgette crue, à haute valeur instagrammable, et les artichauts servis avec un condiment cassis-menthe, aussi déroutant que bluffant.

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