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Levallois-Perret : Les époux Balkany pourraient dès mercredi être définitivement fixés sur leur sort

logo de 20 Minutes 20 Minutes 27/05/2020 Caroline Politi

Définitivement condamnés pour fraude fiscale, les époux Balkany sauront mercredi s’ils le sont également pour les faits de blanchiment aggravé qui leur sont reprochés

Les époux Balkany leur de leur premier procès en septembre 2019. Ce mercredi pourrait être l'épilogue de cette saga judiciaire s'ils renoncent à se pourvoir en cassation. © AFP Les époux Balkany leur de leur premier procès en septembre 2019. Ce mercredi pourrait être l'épilogue de cette saga judiciaire s'ils renoncent à se pourvoir en cassation.

La fin d’une saga judiciaire. Ce mercredi matin, les époux Balkany, déjà définitivement condamnés pour fraude fiscale en mars, sauront s’ils le sont également pour les faits de blanchiment aggravé qui leur sont reprochés. L’ancien maire de Levallois-Perret et sa femme sont accusés d’avoir dissimulé 13 millions d’euros d’avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses propriétés, l’une à Saint-Martin, l’autre à Marrakech, via des sociétés écrans dans des paradis fiscaux. S’ils ont finalement reconnu détenir la villa Pamplemousse aux Antilles, ils n’ont eu de cesse de nier que le riad marocain leur appartenait. Et ce, en dépit des peignoirs brodés aux initiales « PB », des livres dédicacés et des meubles payés par Isabelle Balkany.

« Une des plus graves atteintes à la probité. » C’est ainsi que le parquet général a qualifié lors de son réquisitoire, en mars, les soupçons pesant sur le couple. Il a réclamé cinq ans de prison – dont un avec sursis – à l’encontre de l’ancien édile et quatre ans – dont deux avec sursis – pour son épouse. En octobre dernier, en première instance, le tribunal avait condamné Patrick Balkany à cinq ans de prison et son épouse à quatre ans d’emprisonnement. En appel, l’accusation a relevé qu’ Isabelle Balkany avait reconnu une « faute », ce qui justifie des réquisitions moins sévères.

Patrick Balkany peut-il retourner en prison ?

Hospitalisé presque sans discontinuer depuis la mi-décembre, l’ancien baron des Hauts-de-Seine n’a pas pu assister à son procès en appel. Après cinq mois de détention, il a finalement été libéré au lendemain des réquisitions en raison d’une « dégradation manifeste de son état de santé ». « Du fait du confinement, certaines interventions médicales ont été repoussées, mais il va mieux, a repris du poids », a indiqué à l’AFP son avocat Me Romain Dieudonné. Est-ce à dire qu’il pourrait retourner en prison s’il était à nouveau condamné ? Théoriquement, si une nouvelle étude médicale était ordonnée et établissait une amélioration nette de son état de santé, la cour pourrait ordonner sa réincarcération. Cela reste néanmoins peu probable. Dans ses réquisitions, le parquet général n’a d’ailleurs pas demandé de mandat de dépôt au vu de son « état de santé ».

Les avocats généraux ont, en revanche, réclamé dix ans d’inéligibilité contre l’édile et son épouse. Une mesure presque symbolique puisque le couple après avoir longtemps fait planer le doute sur une éventuelle candidature aux élections municipales avait finalement renoncé à se présenter en décembre. En mars, la cour d’appel avait par ailleurs prononcé une peine de dix ans d’inéligibilité avec effet immédiat. L’accusation réclame également la saisie des biens du couple, en particulier le luxueux moulin de Giverny, dans l’Eure, où il effectue son contrôle judiciaire. S’ils sont condamnés et renoncent à se pourvoir en cassation, les époux Balkany pourraient donc se tenir définitivement loin des salles d’audience.

AUSSI SUR MSN: Balkany: la condamnation du couple est-elle sévère? (05/03/20)

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