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Loi Climat : l’Assemblée nationale adopte le texte en première lecture

logo de Le Parisien Le Parisien 05/05/2021 Le Parisien avec AFP


Plus de 110 heures de discussions, un millier d’amendements… Au terme de semaines de débats passionnés, l’Assemblée nationale a adopté ce mardi la loi Climat et résilience, vantée par la majorité comme un « marqueur du quinquennat » mais décriée par les écologistes pour ses « insuffisances » face à « l’urgence climatique ».

Le texte, voté cette fin d’après-midi en première lecture par 332 voix contre 77 (et 145 abstentions), est attendu au Sénat courant juin.


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Inspiré des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) voulue par Emmanuel Macron, ce texte comprend une batterie de mesures, dont la suppression de certaines lignes aériennes intérieures en cas d’alternatives de moins de 2h30 en train, la création d’un délit d’écocide ou l’interdiction de la mise en location des logements passoires thermiques en 2028.

Dans l’hémicycle, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, ancienne d’EELV, a défendu un texte « d’écologie pratique » et de « bon sens », « une véritable bascule culturelle globale ». Le gouvernement se retrouve cependant en porte-à-faux avec des membres de la Convention citoyenne qui jugent leurs propositions « détricotées » et dont certains ont participé aux manifestations en faveur d’une « vraie loi climat » le 28 mars.

Malgré « quelques avancées », des ONG comme Greenpeace et le Réseau action climat dénoncent un « formidable gâchis » et du « climato-cynisme » avec un « projet de loi pour faire semblant d’agir ».

Plus tôt dans la journée, des militants d’Extinction Rebellion avaient eux mené une action symbolique devant l’Assemblée nationale. Alors que les députés débattaient, 12 activistes se sont enchaînés aux grilles du bâtiment. Les 12 clés permettant de les libérer ont été remises à des députés et à des ministres, dont celle de la Transition écologique, Barbara Pompili et celui des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Un geste symbolique, pour montrer que les élus et membres du gouvernement avaient « les clés » de leur avenir « entre les mains ».

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