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Macron s’inquiète d’une « société qui se racialise »

logo de L’Obs L’Obs 01/07/2021 www.nouvelobs.com
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« Je vois la société se racialiser progressivement », s’est alarmé Emmanuel Macron dans une interview au magazine « Elle », en estimant que « la logique intersectionnelle fracture tout » car elle « renvoie chacun à son identité ».

« Je suis du côté universaliste. Je ne me reconnais pas dans un combat qui renvoie chacun à son identité ou son particularisme », ajoute le chef de l’Etat, en évoquant cette approche qui dénonce le cumul des discriminations lorsque l’on fait partie de plusieurs minorités.

Pour lui, « les difficultés sociales ne sont pas uniquement structurées par le genre et par la couleur de peau, mais aussi par l’inégalité sociale ».

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« Je pourrais vous présenter des jeunes hommes blancs qui s’appellent Kévin, habitent Amiens ou Saint-Quentin, et qui ont aussi d’immenses difficultés, pour des raisons différentes, à trouver un job », répond-il au témoignage de la réalisatrice afro féministe Amandine Gay sur les difficultés d’être femme et noire.

Selon Emmanuel Macron, si « les difficultés structurent la vie », elles « ne constituent pas ce qui vous identifie ».

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Lorsque la journaliste rappelle les propos d’Amandine Gay, qui souligne que le fait d’être femme et noire « a des conséquences dans le réel », il réplique : « On s’était affranchis de cette approche et voilà que l’on réessentialise les gens par la race, et ce faisant on les assigne totalement à résidence. On ne naît pas citoyen ou citoyenne, on le devient. » « Ce qui m’importe le plus, c’est la part de commun que j’ai avec vous », ajoute-t-il.

Macron opposé à un délai allant jusqu’à 16 semaines pour l’avortement

Dans cette interview à « Elle », Emmanuel Macron a également évoqué son bilan en matière de violences faites aux femmes, et revendiqué des « avancées ». Il a toutefois reconnu que les bracelets anti-rapprochement, mis en place depuis septembre 2020 contre les conjoints violents, sont encore trop peu utilisés. « C’est en train de monter progressivement, même si 145 bracelets posés, c’est trop peu », dit-il.

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Il a par ailleurs exprimé son opposition à un délai allant jusqu’à 16 semaines pour l’avortement, le jugeant en ce cas « traumatisant ».

Tout comme Jean-Michel Blanquer avant lui, il s’est également montré hostile au crop top à l’école : « A l’école, je suis plutôt tenue décente exigée, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Tout ce qui vous renvoie à une identité, une volonté de choquer ou d’exister n’a pas sa place à l’école. On peut tenir compte de la part de fantaisie d’un ado et tenir bon sur certains principes. »

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