Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Manche : 100 tonnes d’un pesticide interdit épandues, dix maraîchers devant la justice

logo de 20 Minutes 20 Minutes 21/05/2021 20 Minutes avec agences

Près de 132 tonnes de pesticides ont été importées d’Espagne et 100 tonnes ont été épandues

Une machine agricole en train de répandre des pesticides (image d'illustration). © PHILIPPE HUGUEN / AFP Une machine agricole en train de répandre des pesticides (image d'illustration). JUSTICE - Près de 132 tonnes de pesticides ont été importées d’Espagne et 100 tonnes ont été épandues

Jusqu’à 100.000 euros d’amende ont été requis ce vendredi à Coutances (Manche) contre des producteurs de carottes. Ces derniers étaient jugés devant le tribunal correctionnel pour avoir utilisé des tonnes de pesticides interdits importés d’Espagne.

Le procureur de la République Cyril Lacombe a demandé des amendes allant de 8.000 à 100.000 euros contre les dix maraîchers. Ils sont accusés d’avoir détenu et/ou utilisé du dichloropropène, un produit classé cancérogène probable et interdit d’utilisation en France depuis 2018.


Vidéo: Tout savoir sur la contestation des charges de copropriété (Capital)

VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

132 tonnes de pesticides importées

Le magistrat a aussi requis 70.000 euros d’amende contre l’intermédiaire qui commandait le produit en Espagne, 50.000 euros contre celui qui groupait les commandes et assurait la livraison et 20.000 euros contre l’entreprise qui épandait le produit la nuit. Son gérant, qui faisait de fausses factures d’élagage, risque lui 10.000 euros d’amende. Les 13 prévenus ont un casier vierge.

Entre le 7 février 2018 et le 4 novembre 2020, près de 132 tonnes de produits ont ainsi été illégalement importées. Environ 100 tonnes ont été épandues. Ce pesticide est efficace contre un ver parasite des carottes. À l’exception d’un prévenu, tous ont gardé le silence sur les conseils de leurs avocats. Un seul a nié les faits.

Les prévenus « auraient dû commencer à anticiper dès 2009 », quand l’usage du pesticide est devenu interdit dans l’Union européenne sauf sur dérogation, a déclaré Annick Briand, représentante de la Confédération paysanne qui s’était portée partie civile. « La filière savait que les dérogations ne dureraient pas. »

Publicité
Publicité

PLUS D'INFO: 20 MINUTES

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon