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Oise : « la grande victoire » des 130 amiantés de Saint-Gobain

logo de Le ParisienLe Parisien 03/06/2019 Alexis Bisson
Le Parisien: Compiègne, ce lundi. Le jugement des prud’hommes a été annoncé en présence d’anciens et actuels salariés de Saint-Gobain dans une salle du tribunal. © LP/A.B. Compiègne, ce lundi. Le jugement des prud’hommes a été annoncé en présence d’anciens et actuels salariés de Saint-Gobain dans une salle du tribunal.

Dans la salle du tribunal des prud’hommes de Compiègne, les mines graves laissent peu à peu place à un sourire satisfait. Quelques applaudissements retentissent. Cette fois, les salariés de Saint-Gobain ont été entendus. Et leur « préjudice d’anxiété » lié à l’exposition à l’amiante reconnu.

Le tribunal a condamné ce lundi la société implantée à Thourotte à indemniser les employés au titre de la violation de l’obligation de sécurité. 128 ex et actuels salariés doivent désormais percevoir une indemnisation de 20 000 € chacun. Soit le montant réclamé lors d’une audience en janvier.

« On a gagné »

Une « grande victoire » pour ces salariés exposés pendant des années aux fibres cancérogènes de l’amiante. « On a gagné, souffle Jean-Claude Patron, ancien syndicaliste de Saint-Gobain, fer de lance de ce combat entamé il y a dix ans. On ne pouvait pas espérer plus. »

« Ce qui compte, c’est que nous sommes enfin reconnus comme malades, apprécie Jacques*, toujours salarié de Saint-Gobain. Et puis, les veuves et veufs ne sont pas oubliés. » Cinq d’entre eux avaient constitué un dossier.

« Une victoire qui ouvre la voie à d’autres condamnations »

« C’est une grande victoire, au-delà de nos attentes, apprécie Me Élisabeth Leroux, avocate des salariés de Saint-Gobain. L’indemnisation est la même pour tous et le tribunal n’a pas fait de distinction dans la nature de l’exposition à l’amiante. » Une victoire d’autant plus importante que la reconnaissance du « préjudice d’anxiété » était loin d’être acquise pour ces salariés.

Jusqu’ici, il n’était reconnu qu’aux employés travaillant dans un établissement « classé amiante ». Avant que la Cour de cassation ne se prononce, en avril, pour l’élargissement à tous les travailleurs de l’amiante. « Un revirement qui ouvre la voie à d’autres condamnations », souligne l’avocate, à l’origine de ce concept de préjudice. Saint-Gobain a désormais un mois pour faire appel de la décision.

*Le prénom a été changé

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