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Oise : la justice rouvre la mosquée de Beauvais, fermée pour prêches radicaux

logo de franceinfo franceinfo 16/05/2022 Franceinfo

De nouveaux imams ont été désignés et des engagements sur le respect des valeurs républicaines ont été obtenus.

© Fournis par franceinfo

Gérald Darmanin l'avait accusée d'attaquer le "modèle républicain et la France". Cinq mois après sa fermeture pour des prêches radicaux, la mosquée de Beauvais (Oise) vient d'obtenir en justice sa réouverture.

Eviction de l'imam mis en cause, effacement des prêches sur les réseaux sociaux, modification du fonctionnement de l'association... Le juge des référés du tribunal administratif d'Amiens a estimé que les changements intervenus depuis la fermeture justifiaient la réouverture de la mosquée. Sans quoi cela constituerait une "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte".

Des prêches qui "valorisaient le jihad"

L'avocat de l'association gestionnaire de la mosquée, Me Sefen Guez Guez, a salué une "décision d'apaisement", mais déploré que la réouverture n'ait pas été autorisée plus tôt. Des mesures ont été prises "dès le mois de février, mais on a eu une véritable résistance de la préfecture face à nous, peut-être en raison d'un objectif politique ou électoral", a-t-il pointé.

Dans un communiqué, la préfète de l'Oise s'est "réjouie" que "la période de fermeture de la mosquée" ait permis de "garantir le respect" par l'association "des lois et des valeurs de la République" et "de réduire les risques de réitération des dérives". La préfecture "sera attentive à la pérennité des engagements pris", assure-t-elle.

La mosquée, qui accueille habituellement quelque 400 fidèles, avait été fermée pour six mois fin décembre par la préfète de l'Oise en raison des prêches jugés radicaux, tenus entre avril et décembre 2021, par l'imam Eddy Lecocq, un jeune converti formé en Arabie saoudite. Une décision alors validée par le tribunal administratif. Ces prêches "valorisent le jihad", encouragent les fidèles au "repli identitaire" et appellent "à la haine", notamment des juifs, chrétiens ou homosexuels, précisait l'arrêté préfectoral.

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