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Pour pallier la pénurie de personnel, un diplôme en trois mois pour travailler en Ehpad

logo de Europe 1 Europe 1 19/10/2020 Benjamain Peter, à Toulouse, édité par Rémi Duchemin
Alors que la deuxième vague de coronavirus frappe la France, de nombreux Ehpad peinent à recruter du personnel. A Toulouse, un dispositif de formation rapide est expérimenté pour qu’en trois mois, un diplôme soit délivré afin de répondre à cette pénurie de main d’œuvre dans les établissements accueillant des personnes âgées. © AFP Alors que la deuxième vague de coronavirus frappe la France, de nombreux Ehpad peinent à recruter du personnel. A Toulouse, un dispositif de formation rapide est expérimenté pour qu’en trois mois, un diplôme soit délivré afin de répondre à cette pénurie de main d’œuvre dans les établissements accueillant des personnes âgées.
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Face à la deuxième vague de coronavirus qui frappe actuellement le pays, les hôpitaux français sont au bord de la saturation. La situation est compliquée aussi dans les Ehpad, où l’on suit la progression de la maladie – encore près de 30.000 cas positifs détectés dans les dernières 24 heures -, avec inquiétude. Car ces établissements accueillant des personnes âgées souffrent d’un manque de personnel. C'est le Synerpa, le principal syndicat des établissements privés, qui alerte sur la difficulté à recruter, en particulier des aides-soignants. C'est notamment le cas en Occitanie, où un dispositif est expérimenté pour essayer de répondre à ce manque de personnel.

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"On a besoin de remplaçants. Et c’est souvent là que ça coince"

"On sent une fatigue des équipes, donc elles sont peut-être plus souvent en arrêt maladie", explique à Europe 1 Martines Danes, déléguée régionale du Synerpa, qui dirige plusieurs structures. "D’autre part, dès qu’il y a des positifs, ou dès qu’il y a des cas contacts, on les isole pour sécuriser au maximum nos structures, et donc on a besoin de remplaçants. Et c’est souvent là que ça coince." Car les candidats sont rares.

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Martine Danes l’a constaté : les formations sont trop généralistes, puisque les aides-soignants peuvent travailler aussi bien à l'hôpital qu'en Ehpad. Alors pour trouver plus vite des gens mieux formés, elle a mis en place avec Pôle emploi et la Croix rouge une nouvelle formation. "On peut être amené à prendre des personnes qui ne sont pas diplômées pour s’occuper des personnes âgées. Et nous, ce n’est pas ce qu’on souhaite", affirme-t-elle pour expliquer sa démarche.

 "Très vite, on peut former une personne et lui donner un bagage"

D’où la création de ce diplôme. "On a mis sur pied une formation qui s’appelle ‘l’accompagnant en gérontologie’. En trois mois, elle permet à une personne, avec des temps de stage et des temps de cours, d’acquérir les connaissances nécessaires pour exercer en Ehpad en toute sécurité", précise Martine Danes. "Peut-être qu’après, cette personne évoluera vers aide-soignante ou un autre métier du soin, mais en tout cas, très vite, on peut la former et lui donner un bagage."

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Une première promo est sortie l'an dernier, dont 90% est aujourd’hui en activité. Une autre est actuellement en formation, et c'est à la fin de l'année que l'expérimentation devrait déboucher sur la certification de ce diplôme.

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