Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Pourquoi les pompiers sont-ils en colère ?

logo de Liberation Liberation 10/07/2019
Relire la vidéo

Tous les 14 juillet, c’est la même chose. Des milliers de gens se pressent dans les casernes de toute la France pour danser jusqu’au petit matin. Mais cette année, malgré leur bal qui approche, les pompiers n’ont pas tous le coeur à la fête. Depuis le 26 juin, ils sont en grève, et bien décidés à le rester jusqu’à la fin du mois d’août. Ils affirment être surchargés de travail et manquer de moyen pour y faire face. Mais pas question d’arrêter de secourir les gens ! Pour montrer leur mécontentement, les pompiers ont inscrit leurs revendications sur des brassards, des t-shirts ou même des camions.

Paris, le 14 mars 2017. Place de la République. Manifestation des pompiers pour l'amélioration de leur condition de travail.  COMMANDE N° 2017-0398 © Martin COLOMBET Paris, le 14 mars 2017. Place de la République. Manifestation des pompiers pour l'amélioration de leur condition de travail. COMMANDE N° 2017-0398

Ce n'est pas la première fois que les soldats du feu expriment leur colère : ces pompiers manifestaient à Paris en 2017 pour réclamer de meilleures conditions de travail. Photo Martin Colombet. Hanslucas

«Nous sommes de plus en plus appelés, alors que nous ne sommes pas plus nombreux», regrette André Goretti le président du premier syndicat des pompiers professionnels. En quinze ans, le nombre d’interventions en France est passé de 3,6 millions en 2002 à 4,6 millions en 2017. Le nombre de pompiers et de pompières, lui, n’augmente pas. Ils sont toujours autour de 250 000.

 Groupe de personnes qui défendent les travailleurs.

Il y a plus de personnes qui vivent en France mais ce n’est pas la seule raison. «Nous avons pour rôle de sauver des vies. Or, les pompiers sont trop souvent envoyés pour régler des problèmes qui ne correspondent pas à cette mission», explique André Goretti. Par exemple, quand une personne malade doit aller à l’hôpital mais que les ambulanciers ne sont pas disponibles, on demande aux pompiers de les remplacer, même s’il n’y a pas d’urgence.

En France, sur 100 pompiers, seuls 16 sont professionnels. Ça veut dire qu’ils font ce métier à temps plein. Tous les autres sont «pompiers volontaires». Ils ont un autre travail à côté et s’engagent pour faire des gardes, plus ou moins souvent. Leur présence est indispensable mais ne suffit pas à répondre à l’augmentation des interventions.

 Périodes pendant lesquelles les pompiers sont prêts à partir en cas d’alerte.

En mai, le président de la République Emmanuel Macron a remercié sur le réseau social Twitter les 250 000 pompiers français pour leur engagement. Il faut dire que ces derniers mois, plusieurs gros incendies les ont propulsés à la une de l’actualité. Les images de leur lutte contre les flammes qui ont ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris en avril ont même fait le tour du monde. Et ce n’est pas cet été qu’ils pourront se reposer : «C’est une saison très chargée pour nous, affirme André Goretti. On doit faire face à la canicule, aux noyades, et aux feux de forêts».

Fire at Notre Dame Cathedral in Paris, France, April 15 2019. ---------- Incendie de la Cathedrale Notre Dame de Paris, en France, le lundi 15 Avril 2019. LE DISPOSITIF DES POMPIERS SUR LE PARVIS. © Karim Daher Fire at Notre Dame Cathedral in Paris, France, April 15 2019. ---------- Incendie de la Cathedrale Notre Dame de Paris, en France, le lundi 15 Avril 2019. LE DISPOSITIF DES POMPIERS SUR LE PARVIS.

600 pompiers ont été mobilisés pendant une quinzaine d’heures lors de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, entre le 15 et le 16 avril. Photo Karim Daher

Téléchargez l'application Microsoft News pour Android ou iPhone, et soyez ainsi toujours au courant de l'actualité.

Publicité
Publicité

Plus d'info : Liberation.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon