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Sans-abris. L’Insee et 27 villes s’associent pour les recenser

logo de Ouest-France Ouest-France 18/01/2022 avec AFP.
Un sans-abri dans les rues de Nantes (Loire-Atlantique) en novembre 2020. © JEROME FOUQUET / ARCHIVES OUEST-FRANCE Un sans-abri dans les rues de Nantes (Loire-Atlantique) en novembre 2020.

Le recensement 2022 de l’Insee permettra d’établir un tableau précis du nombre de sans-abris en France. Vingt-sept villes vont collaborer avec l’institution pour ce faire.

Le recensement de la population, mené chaque année en janvier et février, concernera aussi en 2022 les personnes sans-abri, a annoncé ce mardi 18 janvier 2022 l’Insee qui, pour la première fois, va coopérer avec les agents et bénévoles mobilisés par 27 municipalités pour compter les SDF dans la nuit de jeudi à vendredi.

L’Institut national de la statistique et des études économiques, chargé du recensement pour le compte de l’État, va « mutualiser » ses efforts avec les 27 villes mobilisées dans cette opération, a-t-il expliqué dans un communiqué.

Dénombrer et connaître les sans-abris

L’objectif est d’« obtenir un dénombrement fiable des personnes sans abri » et de « collecter des informations sur leurs caractéristiques socio-démographiques », a-t-on précisé de même source.

Le recensement de la population est organisé selon des modalités différentes en fonction de la taille des communes : dans toutes les villes de plus 10 000 habitants, l’opération a lieu chaque année mais sur un échantillon de 8 % des foyers – les SDF n’étant concernés que tous les cinq ans. Les petites communes, de leur côté, sont recensées par roulement tous les cinq ans, mais « en entier ».

Mais pour les personnes sans abri – ou habitant dans des caravanes, roulottes, ou mobile-homes – le décompte doit se concentrer sur deux jours, jeudi et vendredi, pour éviter que, du fait de leur mobilité, elles ne soient comptées plusieurs fois.

La nuit de la solidarité lancée à Paris en 2018

Inspirée par des initiatives existant à New York, Bruxelles ou Athènes, la « nuit de la solidarité » a été lancée en France en 2018 par la Ville de Paris. Des centaines de bénévoles et de travailleurs sociaux quadrillent la ville pour compter les personnes à la rue et « mieux connaître » leurs besoins, « afin d’adapter au mieux les dispositifs d’urgence et sociaux », explique la municipalité de la capitale. Le 25 mars 2021, 2 829 sans-abri avaient ainsi été recensés.

Outre Paris et une dizaine de villes de sa banlieue, l’opération aura lieu également cette année à Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Rennes, Montpellier, Metz, Mulhouse, Dijon, Tours, Rouen, Arras, Brest, Dunkerque, Lorient, Quimper et Saint-Étienne, a précisé l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS).

La « nuit de la solidarité » doit permettre de « mesurer l’impact de la crise sanitaire sur les publics précaires », a souligné l’UNCCAS, pour qui « on ne peut répondre à un besoin qu’en en ayant une connaissance fine ».

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